LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401853

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401853

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401853
TypeDécision
PublicationC
FormationJuge unique (Chambre 3)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2024, Mme A B conteste les décisions du 23 mai 2024 par lesquelles la caisse d'allocations familiales (CAF) des Vosges a refusé de lui accorder la remise de ses dettes correspondant, d'une part, à un indu d'aide personnelle au logement pour un montant de 474,96 euros pour la période du 1e janvier au 31 mai 2023 et d'autre part, à un indu de prime d'activité d'un montant de 1 719,66 euros pour la période du 1er décembre 2021 jusqu'au 31 mars 2023.

Elle soutient que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser sa dette.

Par des mémoires en défense enregistrés les 24 septembre 2024 et 18 février 2025, la caisse d'allocations familiales des Vosges conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- les indus litigieux sont justifiés dès lors que Mme B n'a pas déclaré les pensions qu'elle perçoit de la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) ;

- la requérante n'a pas contesté le bien-fondé de l'indu en litige ;

- la requérante ne démontre pas se trouver dans une situation de précarité qui justifierait que lui soit accordée la remise de sa dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a bénéficié d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. A la suite d'un contrôle de sa situation, ayant révélé l'absence de déclaration des pensions qui lui sont versées par la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT), la régularisation du dossier de Mme B a généré, d'une part, un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 309,96 euros au titre de la période allant des mois de janvier à octobre 2023 et d'autre part, un indu de prime d'activité d'un montant de 1 845, 66 euros pour la période du 1er décembre 2021 au 31 mars 2023, qui lui ont été notifiés par des décisions de la CAF des Vosges des 18 novembre et 7 décembre 2023. Par un courrier du 22 janvier 2024, Mme B a sollicité la remise de ses dettes. Par des décisions du 23 mai 2024, la CAF des Vosges a rejeté sa demande de remise de dettes. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant, d'une part, l'annulation des décisions du 23 mai 2024 et, d'autre part, à ce qu'une remise de ses dettes lui soit accordée.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () / la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ".

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une ou l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. Pour l'examen de ces deux dernières conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration.

5. Il résulte de l'instruction que l'indu en litige résulte de ce que Mme B, dont la bonne foi n'est pas remise en cause, soutient que sa pension de retraite ne lui permet pas de rembourser sa dette. A l'appui de ses allégations, elle donne une estimation de ses ressources, d'environ 720 euros par mois, et de certaines de ses charges, d'un montant mensuel d'environ 580 euros, hors frais de nourriture. Il résulte, toutefois, de l'instruction et plus particulièrement des écritures et justificatifs produits par la CAF que Mme B perçoit une pension de retraite de 875 euros par mois ainsi que des salaires mensuels d'environ 1 200 euros, sommes qu'elle ne conteste pas percevoir à la date du présent jugement. Dans ces conditions, elle n'établit pas qu'elle serait dans une situation de précarité telle qu'elle serait dans l'impossibilité de faire face au remboursement des sommes qui lui sont réclamées. Il lui est par ailleurs possible, si elle le juge utile, de solliciter la mise en place d'un échéancier adapté à sa situation financière. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle devrait se voir accorder une remise partielle ou totale de l'indu en litige.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la caisse d'allocations familiales des Vosges et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et des familles.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2025.

La magistrate déléguée,

C. Sousa Pereira

La greffière,

L. Bourger

La République mande et ordonne à la ministre auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement en ce qui la concerne, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401853

Décisions similaires

TA54Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301688

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la CAF de Meurthe-et-Moselle fixant à 231,60 euros les retenues mensuelles sur ses prestations pour recouvrer des indus de 16 367,30 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'allocation de soutien familial et à la suspension des retenues, relevant de l'ordre judiciaire. Il a également écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la CAF avait légalement appliqué les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et R. 262-76 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé des retenues, sans remise de dette, en raison du caractère frauduleux des indus.

30/12/2025

TA54Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300633

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C... contestant un indu d'allocation de logement familiale (ALF) notifié par la CAF de Meurthe-et-Moselle. Le juge a relevé d'office que les conclusions dirigées contre la décision initiale du 28 octobre 2022 étaient irrecevables, cette décision ayant été remplacée par celle de la commission de recours amiable du 3 février 2023. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur la demande de remise de dette, l'indu ayant été intégralement soldé. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable pour le surplus, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens de fond. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

30/12/2025

TA54Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303703

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la CAF de la Meuse de lui accorder une remise de dette pour des indus d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 045 euros. La magistrate déléguée, statuant en juge unique, a examiné la demande au fond en tant que juge de plein contentieux de l’aide sociale. Elle a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation financière (revenus mensuels d’environ 2 565 euros pour des charges fixes d’environ 1 475 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

30/12/2025

TA54Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400528

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de Meurthe-et-Moselle pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale. Le requérant contestait la prise en compte de son revenu fiscal de référence comme frais réels dans le calcul de ses droits. Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 30 décembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

30/12/2025

← Retour aux décisions