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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2500180

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2500180

vendredi 21 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2500180
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui contestait une lettre du ministre de l'intérieur lui imposant un stage de sensibilisation à la sécurité routière sous peine d'amende, au motif qu'il l'avait déjà effectué. Le tribunal a jugé que ce courrier, ayant un simple but informatif, ne constitue pas une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les dispositions du code de la route (articles L. 223-6 et R. 223-4) étaient en cause, mais la solution retenue repose sur l'irrecevabilité du recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 janvier 2025, M. B A, demande au tribunal d'annuler la lettre 48N en tant qu'elle lui impose un stage de sensibilisation sous peine d'amende alors qu'il l'a déjà effectué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance () ° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. Par un courrier du 28 novembre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a informé M. A qu'en application des dispositions combinées des articles L. 223-6 alinéa 4 et R. 223-4 du code de la route, il était dans l'obligation de suivre, dans un délai de quatre mois, un stage de sensibilisation à la sécurité routière sous peine d'amende. Ce courrier, qui n'a qu'un simple but informatif , ne constitue pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. M. A ne peut donc utilement en demander l'annulation. La circonstance que M. A avait déjà fait le stage requis à la réception de ce courrier fera simplement obstacle au prononcé de l'amende annoncée.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A comme manifestement irrecevable, en application des dispositions précédemment citées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nancy, le 21 mars 2025.

La présidente,

V. Ghisu-Deparis

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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