mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2500532 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 février 2025, Mme B A, représentée par Me Lehmann, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 18 décembre 2024 par lequel le président de la communauté de communes de Moselle et Madon a mis fin à son stage et l'a radiée des effectifs de la collectivité à compter du 1er janvier 2025 ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes de Moselle et Madon de la réintégrer à titre provisoire dans ses effectifs dans le délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de statuer à nouveau sur sa titularisation dans le cadre d'emploi des adjoints territoriaux au patrimoine à l'issue le cas échéant, de la prolongation de son stage dans les conditions statutaires ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes de Moselle et Madon la somme de 1 250 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, puisque la décision en litige la prive de son traitement, alors qu'elle doit faire face à des charges incompressibles d'un montant supérieur à l'allocation de retour à l'emploi à laquelle elle pourrait prétendre ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, dès lors que :
. elle n'a pas bénéficié des garanties de la procédure contradictoire prévue par les dispositions combinées des articles L.121-1, L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
. elle n'a pas été invitée à demander la communication de son dossier personnel avant la réunion de la commission administrative paritaire, alors que, contrairement à ce que la communauté de communes prétend, elle a été radiée des cadres avant la fin de sa période légale de stage et devait en conséquence bénéficier de cette garantie ; elle n'a bénéficié que d'un délai très bref pour présenter ses observations ; elle a demandé en vain la communication de son dossier ;
. avant d'être licenciée pour insuffisance professionnelle en cours de stage, elle n'a pas bénéficié de la procédure prévue en matière disciplinaire, comme le requiert l'article L. 553-2 du code général de la fonction publique en cas de licenciement d'un fonctionnaire pour insuffisance professionnelle, non plus que des différentes garanties qui y sont attachées ;
. la communauté de communes a méconnu l'article 7 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992, en application duquel elle aurait dû bénéficier d'une prolongation de son stage pour tenir compte de sa période de congé de maladie de 63 jours ; il ne saurait y avoir de substitution de base légale dès lors que, devant être considérée comme ayant été licenciée en cours de stage, elle serait privée, par cette substitution, des garanties attachées à un tel licenciement ;
. la communauté de communes a commis une erreur dans son appréciation des faits et/ou une erreur manifeste d'appréciation en concluant à son insuffisance professionnelle.
Par un mémoire enregistré le 27 février 2025, la communauté de communes de Moselle et Madon, représentée par Me Bernard, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la requérante peut bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi, qu'elle ne précise pas ses conditions personnelles de vie, ni si elle partage ses charges avec quelqu'un, que sa situation financière est liée au montant de charges qu'elle s'est elle-même imposées, qu'elle a tardé à engager cette procédure d'urgence devant le tribunal et est en mesure de retrouver un emploi lui assurant des conditions salariales équivalentes voire supérieures à celles de son stage ;
- aucun des moyens invoqués ne soulève de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
Vu :
- la requête enregistrée le 12 février 2025 sous le n° 2500509 par laquelle Mme A demande au tribunal d'annuler la décision dont la suspension est demandée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 ;
- le décret n° 2006-1692 du 22 décembre 2006 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Goujon-Fischer, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 février 2025 à 11 heures :
- le rapport de M. Goujon-Fischer, juge des référés ;
- les observations de Me Lehmann, représentant Mme A, et les observations de Mme A ;
- les observations de Me Bernard, représentant la communauté de communes de Moselle et Madon.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique du 28 février 2025 à 12 heures 30.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, recrutée en 2023 par la communauté de communes de Moselle et Madon comme agente contractuelle de droit public, pour exercer un emploi d'adjointe du patrimoine au sein de la médiathèque " la Filoche " à Chaligny, a été nommée, à la suite d'une création d'emploi, en qualité d'adjointe territoriale du patrimoine stagiaire à compter du 1er janvier 2024 et nommée dans les fonctions de référente du secteur adolescent bibliothécaire de cette médiathèque. Elle a été placée en congé de maladie du 16 juin au 18 août 2024. A la suite de plusieurs entretiens avec son supérieur hiérarchique, responsable de la médiathèque, elle a, par courriel du 29 octobre 2024, été informée que la commission administrative paritaire avait été saisie en vue d'émettre un avis sur un éventuel refus de titularisation à l'issue de son stage et invitée à présenter ses observations aux membres de cette commission avant le 4 novembre 2024 au soir. Par un arrêté du 18 décembre 2024, pris sur avis de la commission administrative paritaire du 28 novembre 2024, le président de la communauté de communes de Moselle et Madon a mis fin au stage de Mme A et l'a radiée des effectifs de la collectivité à compter du 1er janvier 2025 en mentionnant les motifs suivants : " refus d'obéissance, retards importants dans l'exécution des missions confiées, manque d'implication et d'initiative, manque de communication, rupture de confiance ". Mme A, dont le recours gracieux adressé au président de la communauté de communes a été rejeté, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de cette décision sur sa situation ou, le cas échéant, les autres personnes concernées, sont de nature à caractériser, à la date à laquelle il statue, une urgence justifiant que, sans attendre le jugement du recours au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie non à la date de la décision attaquée, mais à celle à laquelle le juge statue.
4. Mme A, célibataire et vivant seule, est privée par la décision en litige du bénéfice de sa rémunération, qui s'établissait mensuellement à un revenu net légèrement inférieur à 1 600 euros. Bien qu'elle puisse prétendre à l'allocation de retour à l'emploi pour un montant mensuel net estimé par France Travail à 1 145 euros, sur une période d'indemnisation de 548 jours, ce revenu de remplacement ne lui permet pas de couvrir le montant des charges incompressibles résultant de son loyer, des dépenses d'électricité, de téléphone, de mutuelle santé, d'entretien et d'assurance automobile, à quoi s'ajoutent d'importantes mensualités de remboursement d'un prêt étudiant.
5. Si, par ailleurs, Mme A n'ignorait pas la nature probatoire et précaire de sa situation de stagiaire et si sa situation financière est liée à des charges qu'elle s'est imposées, ces éléments ne suffisent pas, en l'espèce, à établir qu'elle aurait, par imprudence ou par choix, contribué au préjudice financier qu'elle invoque, ni à retirer à sa situation son caractère d'urgence. Par ailleurs, il n'est pas établi que Mme A serait en mesure, à brève échéance, de retrouver un emploi lui assurant une rémunération suffisante pour couvrir ses charges ou d'adapter celles-ci au revenu de remplacement auquel elle peut désormais prétendre. Le délai dans lequel Mme A a saisi le juge des référés, à la suite du rejet de son recours gracieux, n'est pas davantage de nature à remettre en cause l'urgence qu'il y a pour l'intéressée à obtenir la suspension demandée. Enfin, il ne résulte pas non plus de l'instruction que cette suspension serait, en l'espèce, susceptible de porter atteinte à un intérêt public. Il suit de là que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 327-3 du code général de la fonction publique : " La nomination à un grade de la fonction publique territoriale présente un caractère conditionnel pour tout recrutement () La titularisation peut être prononcée à l'issue d'un stage dont la durée est fixée par le statut particulier ". Aux termes de l'article L. 327-4 du même code : " Le stagiaire peut être licencié au cours de la période de stage après avis de la commission administrative paritaire compétente : / 1° Pour insuffisance professionnelle ; () ". Aux termes de l'article 5 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire territorial stagiaire peut être licencié pour insuffisance professionnelle lorsqu'il est en stage depuis un temps au moins égal à la moitié de la durée normale du stage () ". Aux termes de l'article 7 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints territoriaux du patrimoine : " Les candidats recrutés en qualité d'adjoint territorial du patrimoine sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale () sont nommés stagiaires par l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination pour une durée d'un an () ". L'article 9 du même décret prévoit que " A l'issue du stage, les stagiaires dont les services ont donné satisfaction sont titularisés par décision de l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination () / Les autres stagiaires peuvent, sur décision de l'autorité territoriale, être autorisés à effectuer un stage complémentaire d'une durée maximale d'un an. Si le stage complémentaire a été jugé satisfaisant, les intéressés sont titularisés. / Les adjoints territoriaux du patrimoine stagiaires () qui n'ont pas été autorisés à effectuer un stage complémentaire, ou dont le stage complémentaire n'a pas été jugé satisfaisant, sont soit licenciés s'ils n'avaient pas auparavant la qualité de fonctionnaire, soit réintégrés dans leur grade d'origine ".
7. Il résulte de ces dispositions que, sous réserve d'un licenciement intervenant en cours de stage et motivé par ses insuffisances ou manquements professionnels, tout fonctionnaire stagiaire a le droit d'accomplir son stage dans des conditions lui permettant d'acquérir une expérience professionnelle et de faire la preuve de ses capacités pour les fonctions auxquelles il est destiné. La collectivité employeur ne peut, avant l'issue de la période probatoire, prendre d'autre décision que celle de licencier son stagiaire pour insuffisance professionnelle dans les conditions limitativement définies à l'article 5 du décret du 4 novembre 1992. Ces principes ne font pas obstacle à ce que l'autorité administrative mette en garde, le cas échéant, le stagiaire afin qu'il sache, dès avant la fin du stage, que sa titularisation peut être refusée si l'appréciation défavorable de l'administration sur sa manière de servir se confirme à l'issue de cette période, ni à ce qu'elle l'informe, dans un délai raisonnable avant la fin du stage, de son intention de ne pas le titulariser.
8. D'autre part, aux termes de l'article 7 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " () Le total des congés rémunérés accordés en sus du congé annuel ne peut être pris en compte comme temps de stage que pour un dixième de la durée globale de celui-ci () ". Ainsi, lorsque des congés de maladie ont été régulièrement accordés à un stagiaire en cours de stage, la date de fin de stage doit être déterminée en prenant en compte la durée de ces congés excédant le dixième de la durée du stage pour prolonger, à due concurrence, la durée initialement prévue pour le stage.
9. Enfin, si l'article L. 327-4 du code général de la fonction publique autorise le licenciement pour insuffisance professionnelle d'un stagiaire au cours de sa période de stage, cette prérogative ne saurait dispenser l'autorité administrative compétente pour prononcer ce licenciement de l'obligation de mettre préalablement l'intéressé à même de prendre connaissance de son dossier. En outre, le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur la décision de mettre fin au stage d'un agent territorial avant l'expiration de sa durée normale et dans les conditions prévues par le décret du 4 novembre 1992.
10. Mme A fait valoir qu'ayant été placée en congé de maladie du 16 juin au 18 août 2024, elle aurait dû voir sa période de stage prolongée de 27 jours, en application de l'article 7 du décret du 4 novembre 1992, et qu'à défaut, la décision du président de la communauté de communes de Moselle et Madon du 18 décembre 2024 mettant fin à son stage et la radiant des effectifs de la collectivité doit être regardée comme un licenciement intervenu en cours de stage et non comme un refus de titularisation décidé à l'issue du stage. Au bénéfice de cette requalification, elle soutient qu'elle n'a pas été mise à même, avant le prononcé de ce licenciement, de prendre connaissance de son dossier, dont elle a au contraire demandé en vain la communication, qu'elle n'a pas bénéficié d'un délai suffisant pour présenter utilement ses observations avant la séance de la commission administrative paritaire et que son licenciement en cours de stage est entaché d'une erreur d'appréciation sur sa manière de servir et ses aptitudes professionnelles. En l'état de l'instruction, eu égard aux dispositions et principes rappelés aux points 6 à 9, ces moyens sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la mesure d'éviction prise à l'égard de Mme A le 18 décembre 2024.
11. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu, pour le juge des référés, de suspendre l'exécution de l'arrêté du président de la communauté de communes de Moselle et Madon du 18 décembre 2024 mettant fin au stage de Mme A et la radiant des effectifs de la collectivité à compter du 1er janvier 2025.
Sur la demande d'injonction :
12. Dans le cas où l'éviction d'un agent public a été suspendue par une décision juridictionnelle, il appartient à l'autorité administrative, pour assurer l'exécution de cette décision, de prononcer la réintégration de l'agent à la date de la notification de la décision juridictionnelle et de tirer toutes les conséquences de cette réintégration, notamment en allouant à l'intéressé, dans le cas où l'administration n'a pas procédé immédiatement à cette réintégration, une somme calculée en tenant compte de l'ensemble des rémunérations dont il a été privé à la date de notification de l'ordonnance de suspension, en excluant les indemnités liées à l'exercice effectif du service, sans préjudice des conséquences qui devront être tirées de la décision par laquelle il sera statué sur la requête en annulation.
13. Pour assurer l'exécution de la présente ordonnance, il revient à la communauté de communes de Moselle et Madon de procéder à la réintégration de Mme A à la date de la notification de cette ordonnance, pour une durée équivalente à celle dont doit être prolongé le stage de l'intéressée afin de tenir compte, dans les conditions prévues par l'article 7 du décret du 4 novembre 1992, du congé de maladie dont elle a bénéficié du 16 juin au 18 août 2024. Pendant cette durée, il appartiendra à la communauté de communes de mettre Mme A à même d'accomplir la fin de son stage dans des conditions lui permettant de continuer à acquérir une expérience professionnelle et de faire la preuve de ses capacités pour les fonctions auxquelles ce stage la destine. Il reviendra enfin à la communauté de communes, à l'issue du stage, de se prononcer sur la titularisation de Mme A au regard de sa manière de servir durant l'ensemble du stage, hors période de congé de maladie, puis, selon le cas, de prononcer sa titularisation, de mettre fin à son stage en la radiant des effectifs de la collectivité ou de décider de renouveler son stage pour une nouvelle période d'un an.
14. Eu égard à ce qui précède, il y a lieu d'enjoindre à la communauté de communes de Moselle et Madon de procéder à la réintégration de Mme A à compter de la notification de la présente ordonnance et de tirer l'ensemble des conséquences de cette réintégration, telles qu'explicitées aux points 12 et 13.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la communauté de communes de Moselle et Madon au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la communauté de communes de Moselle et Madon la somme de 1 250 euros, demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du président de la communauté de communes de Moselle et Madon du 18 décembre 2024 mettant fin au stage de Mme A et la radiant des effectifs de la collectivité à compter du 1er janvier 2025 est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au président de la communauté de communes de Moselle et Madon de procéder à la réintégration de Mme A à la date de la notification de la présente ordonnance et de tirer toutes les conséquences de cette réintégration, telles qu'explicitées aux points 12 et 13 de la présente ordonnance.
Article 3 : La communauté de communes de Moselle et Madon versera à Mme A la somme de 1 250 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la communauté de communes de Moselle et Madon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la communauté de communes de Moselle et Madon.
Copie en sera adressée à Me Lehmann et à Me Bernard.
Fait à Nancy, le 4 mars 2025.
Le juge des référés,
J.-F. Goujon-Fischer
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
No 250053