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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501056

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501056

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501056
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la suspension de la décision de la directrice académique de l’académie de Nancy-Metz lui ordonnant de scolariser son enfant dans un établissement scolaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas joint, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la même décision. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés a donc rejeté la demande sans examiner son urgence ou son bien-fondé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2025, Mme B A demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 11 mars 2025 par laquelle la directrice académique de l'académie de Nancy-Metz portant mise en demeure de scolariser son enfant C A dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé dans un délai de quinze jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. En méconnaissance des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, Mme A n'a pas joint à sa requête, tendant à la suspension de la décision portant mise en demeure d'inscrire son fils dans un établissement scolaire, une copie de sa requête tendant à l'annulation de cette décision. Par suite, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Nancy, le 4 avril 2025.

La juge des référés,

A. Samson-Dye

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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