jeudi 28 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2502198 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LE BIGOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2025, Mmes C B, Audrey A et E A, représentées par Me Le Bigot, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 10 mai 2025 du silence gardé par l'inspecteur de la direction générale des finances publiques de Meurthe-et-Moselle, en sa qualité de curateur de la succession vacante de M. D A sur leur réclamation gracieuse du 3 mars 2025, reçue le 10 mars suivant, tendant à ce qu'il soit procédé aux opérations de liquidation et partage de la SCI Phinadaudacti, devant faire suite à cette succession ;
2°) d'enjoindre à la DGFIP de finaliser la liquidation sous deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreindre de 50 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
3°) de condamner l'Etat au versement de la somme de 5 000 euros à chacune des requérantes en réparation des préjudices qu'elles estiment avoir subis du fait du retard dans la liquidation de la succession en cause ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 000 euros à chacune des requérantes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre du 16 juillet 2025, Mme E A a été désignée représentante unique des requérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. Il résulte des dispositions des articles 809 et suivants du code civil, relatives aux successions vacantes, que les actes accomplis par l'agent des services fiscaux, agissant en vertu de ces dispositions, en sa qualité de curateur à une succession vacante, selon les voies de droit commun des articles 813 et 814 dudit code, relèvent exclusivement du contrôle du juge judiciaire.
3. Par leur requête, Mmes B et A contestent la décision implicite de rejet née le 10 mai 2025 du silence gardé par l'inspecteur de la direction générale des finances publiques de Meurthe-et-Moselle, en sa qualité de curateur de la succession vacante de M. D A, décédé le 30 juin 2014, sur leur réclamation gracieuse du 3 mars 2025, reçue le 10 mars suivant, tendant à ce que celui-ci procède aux opérations de liquidation et de partage de la SCI Phinadaudacti, devant faire suite à cette succession. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 que leur demande relève de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire. Ainsi, l'ensemble des conclusions de la requête doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mmes B et A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E A pour l'ensemble des requérants.
Fait à Nancy, le 28 août 2025.
Le président de la 2ème chambre,
J.-F. Goujon-Fischer
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026