Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de Meurthe-et-Moselle a délivré le récépissé sollicité le 10 novembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais d'instance ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Coche-Mainente, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler, renouvelable jusqu’à la décision à intervenir sur le fond, dans un délai de cinq jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 180 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 à verser à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite, dès lors qu’il est en situation irrégulière, avec impossibilité de travailler et de subvenir à ses besoins ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 novembre 2025, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction dès lors que le récépissé sollicité, valable jusqu’au 5 février 2025, a été remis au requérant le 10 novembre 2025 ;
- les conclusions relatives aux frais d’instance doivent être rejetées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
M. B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Il résulte de l’instruction que le récépissé sollicité a été délivré à l’intéressé en cours d’instance, soit le 10 novembre 2025. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions relatives aux frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Coche-Mainente et au ministre de l’intérieur.
Copie sera adressée, pour information, au préfet de Meurthe-et-Moselle
Fait à Nancy, le 3 décembre 2025.
La juge des référés,
A. Samson-Dye
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.