Le Tribunal administratif de Nancy rejette la requête de M. A... visant à obtenir une carte mobilité inclusion stationnement, la jugeant irrecevable. Le requérant, informé par le tribunal de l'absence de motivation suffisante dans sa demande, n'a pas régularisé sa requête dans le délai de 15 jours qui lui était imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 novembre 2025, M. B... A... demande l’attribution d’une carte mobilité inclusion stationnement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance (…) °4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
Par un courrier du 17 novembre 2025, dont il a accusé réception le 19 novembre 2025, M. A... a été informé par le tribunal que sa requête ne contenait pas assez d’éléments pour permettre au juge de se prononcer et a été invité, notamment, à expliquer pour quelles raisons il pensait que l’administration n’avait pas respecté ses droits. Un délai de 15 jours suivant la réception de ce courrier a été accordé à M. A... sous peine de voir sa requête rejetée du fait de son irrecevabilité. M. A... n’ayant pas motivé sa requête dans le délai imparti, il y a lieu de la rejeter comme irrecevable, en application des dispositions précédemment citées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nancy, le 17 février 2026.
La présidente,
V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au préfet des Vosges en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.