LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2600840

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2600840

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2600840
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait un contrôle de police et ses suites. Le juge estime incompétent pour connaître des demandes relatives à une enquête pénale et au fonctionnement de la justice judiciaire, relevant du juge judiciaire. Il rejette également les autres conclusions, notamment la restitution du permis de conduire et les demandes indemnitaires, au motif qu'elles font obstacle à une décision ou ne relèvent pas du pouvoir du juge des référés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mars 2026, M. A... B... demande au juge des référés :

1°) la saisine des caméras de ville et des micros et le constat en urgence des vidéos et écrits afin de préserver les preuves et faciliter la justice lors d’un procès ainsi que la saisine de l’IGPN ;
2°) la restitution de son permis affecté de 12 points sous huit jours ;
3°) la condamnation de l’ANTS à lui verser 135 000 euros pour entrave à la délivrance de son permis de conduire ;
4°) la condamnation du tribunal judiciaire à lui verser 250 000 euros de dommages et intérêts ;
5°) à ce qu’il soit enjoint à la préfecture de lui adresser une réponse écrite à ses démarches sans lui imposer de passer par la voie numérique ;
6°) la condamnation du ministère public à lui verser 225 000 euros.

Il soutient que :

- il a fait l’objet d’un contrôle abusif et discriminatoire d’un contrôle de police ;
- le test dont il a fait l’objet a été manipulé afin qu’il se révèle positif au cannabis ;
- il a fait l’objet de remarques racistes ;
- il a été informé qu’il ne disposait pas de carte grise et que son permis a été annulé sans savoir pourquoi ;
- il a fait l’objet d’humiliation au commissariat ;
- il a été destinataire d’une convocation au commissariat pour des faits qui se sont produits le 24 février 2026, alors que cette date est erronée ;
- il a été destinataire d’une suspension de permis de conduire à la suite d’une rétention qu’il attend depuis 3 ans, la suspension mentionne des faits qui se sont produits à 11h45 le 23 février 2026 ce qui constitue un vice de forme ;
- la demande d’examens biologiques n’est pas nominative ;
- il ne peut assurer sa voiture, ni la mettre à son nom ni voyager en Europe puisque depuis 3 ans l’ANTS et la préfecture de Meurthe-et-Moselle lui refusent la délivrance d’un permis de conduire ;
- il a repassé et obtenu son permis de conduire en 2023 sans n’avoir jamais pu le récupérer ;
- son permis lui a été retiré irrégulièrement par le tribunal judiciaire ;
- les faits illégaux, immoraux de corruption et d’incompétence imposent des mesures rapides de constat et de mise à pied ;
- le ministère public a fait une enquête uniquement à charge.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions tendant à la saisine de caméras de ville et des micros, au constat en urgence des vidéos et écrits afin de préserver les preuves et faciliter la justice lors d’un procès, à la saisine de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) et à la condamnation de l’Etat pour faute du tribunal judiciaire et du ministère public dans la conduite d’une enquête pénale :

La juridiction judiciaire est compétente pour connaître des décisions ou mesures qui relèvent du fonctionnement du service public de la justice et dont l'examen se rattache à la fonction juridictionnelle ou conduit à porter une appréciation sur la marche même des services judiciaires.

Il ne relève pas de la compétence du juge administratif de saisir ou de constater des faits en vue d’une enquête destinée à établir la constitution d’une infraction pénale ni d’apprécier la responsabilité de l’Etat pour faute du tribunal judiciaire et du ministère public dans la conduite d’une enquête pénale qui sont indissociables de la fonction juridictionnelle judiciaire. Il ne relève pas plus de la compétence du juge administratif de saisir l’inspection générale de la police nationale.
Sur les conclusions tendant à la restitution du permis de conduire affecté d’un capital de 12 points et à ce qu’il soit enjoint au préfet de lui adresser une réponse écrite :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

D’une part, il résulte des termes mêmes de la requête que le permis de conduire de M. B... lui a été retiré. Par suite, la demande tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui restituer ce permis de conduire fait obstacle à une décision. Les conclusions d’injonctions ne peuvent être dès lors que rejetées.

D’autre part, les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de lui faire une réponse écrite ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.


Sur le surplus des conclusions indemnitaires :

Il n’appartient pas au juge des référés, qui ne peut prendre que des mesures provisoires, de prononcer des condamnations indemnitaires.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête en référé de M. B... ne peut être que rejetée.

O R D O N N E:


Article 1er : Les conclusions tendant à la saisine de caméras de ville et des micros, au constat en urgence des vidéos et écrits afin de préserver les preuves et faciliter la justice lors d’un procès, à la saisine de l’inspection générale de la police nationale et à la condamnation de l’Etat pour faute du tribunal judiciaire et du ministère public dans la conduite d’une enquête pénale sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Les surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressé au tribunal judiciaire et au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Fait à Nancy, le 13 mars 2026.


La présidente, juge des référés,




V. Ghisu-Deparis

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice et au ministre de l’intérieur en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions