jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2107403 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELAS SIX DEBACKER & Associés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée Rodyn, représentée par Me Six, a demandé au Tribunal administratif de prononcer la décharge de l'obligation de payer résultant des commandements de payer émis le 25 mars 2019 pour le recouvrement de la somme de 8 537,50 euros, le dégrèvement de la totalité de la somme réclamée, la mainlevée de l'avis à tiers détenteur émis le 28 octobre 2019 pour le recouvrement de la somme de 1 100 euros, le remboursement des sommes déjà recouvrées, assorties des intérêts au taux légal et des frais de saisie, et de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 1909828 du 30 mars 2021, le président de la 4ème chambre du Tribunal administratif a donné acte du désistement de la requête de la société Rodyn.
Par un arrêt n° 21DA00786 du 16 septembre 2021, la cour administrative d'appel de Douai, saisie d'un appel présenté par la société Rodyn, a annulé l'ordonnance n° 1909828 du 30 mars 2021 et renvoyé l'affaire au tribunal.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2019, la société Rodyn, représentée par Me Six, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer résultant des commandements de payer émis le 25 mars 2019 pour le recouvrement de la somme de 8 537,50 euros ;
2°) de prononcer le dégrèvement de la totalité de la somme réclamée ;
3°) de prononcer la mainlevée de la saisie administrative à tiers détenteur émise le 28 octobre 2019 pour le recouvrement de la somme de 1 100 euros ;
4°) de prononcer le remboursement des sommes déjà recouvrées, assorties des intérêts au taux légal et des frais de saisie ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'entre pas dans le champ d'application de l'enquête sur les liaisons financières entre sociétés déterminé à l'article 7 de la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 pour, d'une part, ne pas être une entreprise active au sens du répertoire de l'INSEE et, d'autre part, ne pas faire partie d'un groupe de cinq cents salariés ou plus ;
- elle n'a jamais reçu les titres de perception correspondant aux amendes ;
- les amendes n'ont pas été prononcées sur décision motivée du ministre, en méconnaissance de l'article 7 de la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 ;
- l'action en recouvrement est prescrite, les titres de perception ayant été émis entre 2003 et 2013.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2020, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive et par suite irrecevable ;
- l'action en recouvrement n'est pas prescrite pour les titres émis en 2010 et 2013 ; elle est en revanche prescrite pour les titres émis en 2003, 2005 et 2009 ;
- les titres de perception ont été adressés à la même adresse que les mises en demeure, qui ont été bien reçues par la société Rodyn ;
- il appartient à l'Institut national de la statistique et des études économiques de justifier du bien-fondé du titre de perception.
La requête a été communiquée à l'Institut national de la statistique et des études économiques, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance en date du 14 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 avril 2023.
Les parties ont été informées, par application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les titres exécutoires communiqués le 15 novembre 2019 et contre la saisie administrative à tiers détenteur du 28 octobre 2019, en l'absence de réclamation préalable, en méconnaissance de l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, auquel renvoie l'article 119 de ce décret, de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur du 28 octobre 2019, qui ont été présentées avant les dates mentionnées à l'article R. 281-4 du livre des procédures fiscales, en méconnaissance des dispositions du dernier alinéa de cet article, de la tardiveté de la réclamation préalable présentée le 19 novembre 2019 pour contester les titres de perception en litige et de l'irrecevabilité des moyens relatifs au bien-fondé et à l'exigibilité de la créance au regard des articles L. 281 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales.
Des observations, enregistrées les 1er juin 2023 et 12 juin 2023, ont été présentées pour la société Rodyn sur les moyens susceptibles d'être relevés d'office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Quint, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Rodyn, société holding d'un groupe fiscalement intégré, s'est vu notifier, les 12 novembre 2014, 24 mars 2018, 10 septembre 2018 et 25 mars 2019, des mises en demeure valant commandements de payer portant sur une somme totale de 8 537,50 euros, qui correspond au montant des amendes administratives qui lui ont été infligées pour n'avoir pas retourné à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) des formulaires d'enquête sur les liaisons financières entre sociétés concernant son groupe. Elle a contesté être redevable de cette somme par des courriers des 9 janvier 2015, 22 janvier 2015, 21 mai 2018, 19 octobre 2018 et 16 avril 2019. La société Rodyn demande au tribunal administratif de Lille de prononcer la décharge de l'obligation de payer résultant des titres de perception et des commandements de payer en date du 25 mars 2019 émis pour le recouvrement de la somme de 8 537,50 euros correspondant aux amendes qui lui ont été infligées et la mainlevée de la saisie administrative à tiers détenteur émise le 28 octobre 2019 pour le recouvrement de la somme de 1 100 euros.
Sur les conclusions dirigées contre les titres de perception :
2. Aux termes de l'article 117 du décret du 7 novembre 2012, relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, dans sa version applicable au litige : " Les titres de perception émis en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables () d'une opposition à l'exécution en cas de contestation de l'existence de la créance, de son montant ou de son exigibilité () ". Aux termes de l'article 118 de ce décret, dans sa version applicable au litige : " Avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser une réclamation appuyée de toutes justifications utiles au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / La réclamation doit être déposée, sous peine de nullité : / 1° En cas d'opposition à l'exécution d'un titre de perception, dans les deux mois qui suivent la notification de ce titre ou du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause ; / () / L'autorité compétente délivre un reçu de la réclamation, précisant la date de réception de cette réclamation. Elle statue dans un délai de six mois dans le cas prévu au 1° (). A défaut d'une décision notifiée dans ces délais, la réclamation est considérée comme rejetée ". Aux termes de l'article 119 du même décret, dans sa version applicable au litige : " Le débiteur peut saisir la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de la décision prise sur sa réclamation ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration des délais prévus à l'article 118 ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
4. Les règles énoncées au point 3, relatives au délai raisonnable au-delà duquel le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel, qui ne peut en règle générale excéder un an sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision. La preuve d'une telle connaissance ne saurait résulter du seul écoulement du temps depuis la présentation de la demande. Elle peut en revanche résulter de ce qu'il est établi, soit que l'intéressé a été clairement informé des conditions de naissance d'une décision implicite lors de la présentation de sa demande, soit que la décision a par la suite été expressément mentionnée au cours de ses échanges avec l'administration, notamment à l'occasion d'un recours gracieux dirigé contre cette décision. Le demandeur, s'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par les textes cités au point 2, dispose alors, pour saisir le juge, d'un délai raisonnable qui court, dans la première hypothèse, de la date de naissance de la décision implicite et, dans la seconde, de la date de l'événement établissant qu'il a eu connaissance de la décision.
5. Il résulte de l'instruction que la société Rodyn a présenté les 9 janvier 2015 et 22 janvier 2015 une réclamation contestant " tant dans son principe que dans son montant " les neuf titres de perception en litige, émis entre le 25 mars 2003 et le 8 novembre 2013 pour le recouvrement de la somme totale de 8 537,50 euros correspondant aux amendes administratives infligées pour n'avoir pas retourné à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) des formulaires d'enquête concernant son groupe, à la suite de la réception de mises en demeure valant commandements de payer du 12 novembre 2014. L'administration n'a pas explicitement rejeté cette réclamation. Elle prétend avoir informé la société requérante par un courrier du 9 février 2015 qu'à défaut de réponse de l'ordonnateur à l'issue d'un délai de six mois, l'action en recouvrement serait reprise. Toutefois, à supposer cette circonstance établie, l'information précitée ne peut être regardée comme une information faite à la société requérante sur les conditions dans lesquelles sa réclamation devait être regardée comme implicitement rejetée, ainsi que sur les délais et voies de recours. Pour saisir le juge, la société requérante a donc disposé d'un délai raisonnable courant à compter de la date de l'événement établissant qu'elle a eu connaissance de ce rejet. En l'absence de tout autre élément au dossier, le délai raisonnable doit être regardé comme ayant commencé à courir à compter de la date à laquelle la société Rodyn a contesté les nouvelles mises en demeure datées du 23 mars 2018, fondées sur les titres de perception litigieux, soit le 21 mai 2018. Les conclusions dirigées contre les titres de perception émis entre le 25 mars 2003 et le 8 novembre 2013 ayant été présentées par la société requérante dans sa requête enregistrée le 19 novembre 2019, soit après l'expiration du délai raisonnable d'un an dont elle disposait pour contester le bien-fondé des titres de perception, sont tardives et par suite irrecevables.
Sur les conclusions dirigées contre les mises en demeure valant commandements de payer du 25 mars 2019 :
6. Aux termes de l'article 119 du décret du 7 novembre 2012, relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Les actes de poursuites, délivrés pour le recouvrement des titres de perception émis dans le cadre de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables d'une contestation conformément aux articles L. 281 et R. 281-1 et suivants du même livre ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° () sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée ". Aux termes de l'article R. 281-3-1 de ce livre : " La demande prévue à l'article R. 281-1 doit, sous peine d'irrecevabilité, être présentée dans un délai de deux mois à partir de la notification : / a) De l'acte de poursuite dont la régularité en la forme est contestée ; / b) () de tout acte de poursuite si le motif invoqué porte sur l'obligation au paiement ou sur le montant de la dette ; / c) () du premier acte de poursuite permettant de contester l'exigibilité de la somme réclamée ".
7. Il résulte de l'instruction que, préalablement aux mises en demeure valant commandements de payer émises le 25 mars 2019 pour recouvrer les sommes dues au titre des amendes infligées à la société Rodyn pour n'avoir pas retourné à l'INSEE des formulaires d'enquête concernant son groupe, des mises en demeure valant commandements de payer avaient été adressées à la société requérante les 12 novembre 2014, 24 mars 2018 et 10 septembre 2018. Dès lors, il résulte des dispositions des articles L. 281 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales que la société Rodyn ne peut, pour contester les commandements de payer en litige émis le 25 mars 2019, contester l'exigibilité des sommes qui lui sont réclamées. Par suite, les moyens tirés de la prescription de l'action en recouvrement des sommes dues, de l'absence de motivation des amendes et de l'absence de leur notification doivent être écartés.
Sur les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur :
8. Aux termes de l'article 119 du décret du 7 novembre 2012, relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Les actes de poursuites, délivrés pour le recouvrement des titres de perception émis dans le cadre de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables d'une contestation conformément aux articles L. 281 et R. 281-1 et suivants du même livre ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Lorsque les contestations portent sur le recouvrement de créances détenues par les établissements publics de l'Etat, par un de ses groupements d'intérêt public ou par les autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, ces contestations sont adressées à l'ordonnateur de l'établissement public, du groupement d'intérêt public ou de l'autorité publique indépendante pour le compte duquel l'agent comptable a exercé ces poursuites. / () ". Aux termes de l'article R. 281-4 de ce livre : " Le chef de service ou l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 se prononce dans un délai de deux mois à partir du dépôt de la demande, dont il doit accuser réception. / () / Si aucune décision n'a été prise dans ce délai ou si la décision rendue ne lui donne pas satisfaction, le redevable ou la personne tenue solidairement ou conjointement doit, à peine de forclusion, porter l'affaire devant le juge compétent tel qu'il est défini à l'article L. 281. Il dispose pour cela de deux mois à partir : / a) soit de la notification de la décision du chef de service ou de l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 ; / b) soit de l'expiration du délai de deux mois accordé au chef de service ou à l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 pour prendre sa décision. / La procédure ne peut, à peine d'irrecevabilité, être engagée avant ces dates ".
9. Il résulte de l'instruction que la société Rodyn a contesté, par un courrier en date du 19 novembre 2019 adressé au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, la saisie administrative à tiers détenteur émise le 28 octobre 2019 pour le recouvrement de la somme de 1 100 euros. Les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur ayant été présentées par la société requérante dans son mémoire enregistré le 19 novembre 2019, soit avant l'expiration du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 281-4 du livre des procédures fiscales, elles sont prématurées et par suite irrecevables.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la société Rodyn à fin de décharge de l'obligation de payer résultant des commandements de payer émis le 25 mars 2019, de la totalité de la somme réclamée et de mainlevée de la saisie administrative à tiers détenteur émise le 28 octobre 2019 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à la restitution des sommes versées et celles qu'elle a présentées au titre de l'article 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la société Rodyn est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Rodyn et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée pour information au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Bonhomme, première conseillère,
- Mme Courtois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
La rapporteure,
Signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 507200
**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 506535
Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 504834
Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 508061
08/04/2026