jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200557 |
| Type | Décision |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS VIVALDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 janvier 2022 et 10 mars 2023,
M. E D et Mme F C épouse D, représentés par Me Beulque, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 août 2021 par lequel le maire de Quiery-la-Motte ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux n° DP 062 680 21 00011 déposée par M. B pour la création d'une terrasse, ainsi que la décision du 23 novembre 2021 rejetant leur recours gracieux contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Quiery-la-Motte la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir, en qualité de voisins mitoyens au terrain d'assiette du projet ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure en l'absence de consultation de l'architecte des bâtiments de France, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de permis de construire est incomplet, méconnaissant ainsi les dispositions des articles R. 431-35 et R. 151-28 du code de l'urbanisme ;
- les dispositions du b) de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme ont été méconnues en ce que le projet du pétitionnaire était soumis à une autorisation de construire et non à une déclaration préalable de travaux ;
- un mur de soutènement en parpaings nus a été édifié le long de la limite parcellaire en méconnaissance des dispositions de l'article 4 du plan local d'urbanisme relatives à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ;
- l'ouvrage est implanté à une distance de 50 cm de la limite séparative en méconnaissance de la règle générale de recul de 3 mètres minimum prescrite par les dispositions applicables à la zone U et Ua (h) du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il se fonde sur les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 mars 2022 et 10 mai 2023, la commune de Quiery-la-Motte, représentée par Me Marcilly, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2023, M. A B et
Mme G H épouse B, représentés par Me Le Rioux, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 7 février 2025, M. et Mme D, représentés par
Me Beulque, déclarent se désister purement et simplement de leurs conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 août 2021 du maire de Quiery-la-Motte et de la décision du
23 novembre 2021 rejetant leur recours gracieux et renoncer à toute action ayant le même objet et déclarent maintenir leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dont la somme à verser est portée à 2 500 euros.
Par un mémoire, enregistré le 10 février 2025, M. et Mme B, représentés par
Me Le Rioux, déclarent accepter le désistement de M. et Mme D et demandent que chaque partie conserve à sa charge les frais et dépens de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boileau,
- les conclusions de M. Borget, rapporteur public,
- les observations de Me Mabriez, substituant Me Beulque, représentant
M. et Mme D,
- les observations de Me Dantec, substituant Me Marcilly, représentant la commune de Quierry-la-Motte.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 17 août 2021, le maire de la commune de Quiery-la-Motte ne s'est pas opposé à la déclaration de travaux de M. B relative à la construction d'une terrasse sur la parcelle cadastrée AC 008. Par une décision du 23 novembre 2021, le maire de Quiery-la-Motte a rejeté le recours gracieux que leur a adressé les consorts D contre cet arrêté. Par leur requête, M. et Mme D demandent l'annulation de ces décisions.
2. D'une part, par le mémoire enregistré le 7 février 2025 au greffe du tribunal,
M. et Mme D déclarent se désister de leurs conclusions à fin d'annulation et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D'autre part, M. et Mme B déclarent accepter ce désistement et doivent être regardés comme se désistant de leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Enfin, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de M. et Mme D, la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Quiery-la-Motte au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation de
M. et Mme D.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de M. et Mme B.
Article 3 : M. et Mme D verseront à la commune de Quiery-la-Motte la somme de
1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Mme F C épouse D, à M. A B, à Mme G H épouse B, et à la commune de Quiery-la-Motte.
Délibéré après l'audience du 13 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Féménia, présidente,
Mme Bonhomme, première conseillère,
M. Boileau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2025.
Le rapporteur,
C. Boileau
La présidente,
J. Féménia La greffière,
M. I
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.
07/04/2026