LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2300445

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2300445

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2300445
TypeDécision
PublicationC
Formationjuge unique (5)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 464,99 euros pour la période de janvier 2021 à mai 2022. La requérante soutenait que la décision de la caisse d'allocations familiales du Nord était infondée faute de courrier préalable et invoquait sa situation financière difficile. Le tribunal retient que Mme B n'a pas déclaré l'intégralité des pensions alimentaires perçues, en méconnaissance de l'article R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation, ce qui justifie le bien-fondé de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord, après avis de la commission de recours amiable du 15 décembre 2022, a maintenu à sa charge un indu d'aide personnalisée au logement (IN5 005) d'un montant de 464,99 euros au titre de la période de janvier 2021 à mai 2022.

Elle soutient que :

- la décision n'est pas fondée dès lors que la CAF ne lui a pas adressé préalablement de courrier avant d'édicter la décision contestée ;

- seule avec un enfant en bas âge, elle se trouve dans une situation financièrement délicate.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a désigné Mme Féménia, vice-présidente, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Le rapport de Mme Féménia a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 15 septembre 2022, la CAF du Nord a mis à la charge de Mme B un indu d'APL de 464,99 euros au titre de la période de janvier 2021 à mai 2022. Par courrier du 3 octobre 2022, Mme B a saisi la commission de recours amiable d'une contestation de cet indu. Par décision du 22 décembre 2022, dont Mme B demande l'annulation, la caisse d'allocations familiales du Nord, après avis de la commission de recours amiable du

15 décembre 2022, a maintenu à sa charge un indu d'aide personnalisée au logement (IN5 005) d'un montant de 464,99 euros au titre de la période du janvier 2021 à mai 2022.

2. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation :

" Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; () ". Aux termes de l'article L. 822-5 du même code : " Les aides personnelles au logement ne sont dues qu'aux personnes payant un minimum de loyer, compte tenu de leurs ressources et de la valeur en capital de leur patrimoine, lorsque cette valeur est supérieure à un montant fixé par voie réglementaire. () ". Aux termes de l'article L. 822-6 du même code :

" La détermination ainsi que les conditions de prise en compte des ressources et de la valeur du patrimoine sont définies par voie réglementaire. / Les conditions de prise en compte des ressources, notamment les périodes de référence retenues, peuvent varier en fonction de la nature des ressources. " Aux termes de l'article R. 822-2 du même code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 822-3 du même code : " Les ressources et les charges prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont appréciées, tous les trois mois, sous réserve des dispositions prévues à l'article R. 823-6-1, selon les périodes de référence suivantes : / () 2° Pour les pensions alimentaires versées ou perçues (), sur une période de référence correspondant à l'année civile qui précède la date d'ouverture ou de réexamen du droit à l'aide personnelle au logement. () ".

3. Il résulte de l'instruction, qu'à la suite d'une enquête menée par un contrôleur assermenté de la caisse d'allocations familiales, l'organisme social a considéré que

Mme B n'avait pas déclaré à la caisse d'allocations familiales du Nord l'intégralité des pensions alimentaires perçues entre 2020 et 2021. Ce fait n'est pas contesté par la requérante, bien qu'elle estime ne pas avoir été suffisamment informée préalablement par la CAF de cet indu puisque cette seule circonstance n'est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'indu en litige. Ainsi, après avoir constaté la méconnaissance de l'article R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation, c'est à bon droit que la caisse a réclamé à l'intéressée l'indu en litige.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.

Copie pour information sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

Le magistrat désigné,

signé

J. Féménia

La greffière,

signé

M. C La République mande et ordonne à la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309524

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'annulation et de remise gracieuse d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale de 380,68 euros. Le juge a estimé que les requérants, dont la bonne foi n'était pas contestée, n'avaient pas démontré une situation de précarité justifiant la remise de la dette, malgré leurs allégations sur leur capacité financière. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la récupération des indus et la possibilité de remise en cas de précarité.

10/03/2026

TA59Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310338

**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme le refus de remise gracieuse. Il considère que la situation financière de la requérante, bien que précaire, ne justifie pas une remise au regard de l'origine de l'indu, qui provient d'une déclaration erronée de ses ressources. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1, L. 822-5 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, et article L. 553-2 du code de la sécurité sociale (régime de récupération et possibilité de remise en cas de précarité).

10/03/2026

TA59Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500449

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., propriétaire du navire « Loulousale », pour avoir franchi le SAS Napoléon du port de Boulogne-sur-Mer sans prévenir la capitainerie et alors que le feu de signalisation était au rouge. La juridiction a retenu que ces faits, établis par un procès-verbal faisant foi jusqu’à preuve du contraire, constituent une violation des obligations prévues par les articles R. 5333-6, R. 5333-8 et R. 5337-1 du code des transports, ainsi que par le règlement particulier de police du port. En application des articles L. 2132-2 et L. 2132-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ces manquements sont constitutifs d’une contravention de grande voirie, engageant la responsabilité du propriétaire du navire. La solution retenue confirme donc la matérialité de l’infraction et la qualification juridique retenue par l’administration.

15/01/2026

TA59Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500451

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., propriétaire du navire « Jean Baptiste », pour non-respect de la signalisation portuaire à Boulogne-sur-Mer. M. A... a reconnu les faits, invoquant un manque d’attention. Le tribunal a jugé que les faits établis par le procès-verbal constituent une contravention de grande voirie, en application des articles L. 2132-2 et L. 2132-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que des articles R. 5333-8 et R. 5337-1 du code des transports. La solution retenue est la condamnation de M. A... pour cette infraction.

15/01/2026

← Retour aux décisions