jeudi 5 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406857 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Doyer, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2014 par lequel la sous-préfète d'Avesnes-sur-Helpe lui a ordonné de se dessaisir des armes, des munitions et de leurs éléments de toute catégorie en sa possession, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes, munitions et leurs éléments de toute catégorie et a prononcé le retrait de son permis de chasser ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /()/ 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. /()/ ".
2. M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 juin 2014 par lequel la sous-préfète d'Avesnes-sur-Helpe lui a ordonné de se dessaisir des armes, des munitions et de leurs éléments de toute catégorie en sa possession, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes, munitions et leurs éléments de toute catégorie et a prononcé le retrait de son permis de chasser.
3. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte un énoncé suffisant des circonstances de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige est manifestement infondé.
4. En deuxième lieu, la circonstance selon laquelle la mesure prononcée à son encontre ne résulte pas de la condamnation judiciaire dont il a fait l'objet pour des faits de violence sans incapacité sur mineur de quinze ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime de 2013 à 2018, est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, et est donc inopérante.
5. En dernier lieu, si M. A soutient que l'arrêté en litige est " totalement disproportionné ", ce moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Lille, le 5 septembre 2024.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. BAILLARD
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,