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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407182

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407182

lundi 3 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407182
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantSELARL WIBLAW

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur la requête de M. B, qui demandait la restitution de droits de mutation assortie d’intérêts moratoires. Après avoir constaté que l’administration fiscale avait déjà restitué la somme principale et les intérêts prévus à l’article L. 208 du livre des procédures fiscales, le tribunal a donné acte du désistement de M. B sur ces conclusions. Il a condamné l’État à verser 400 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour frais irrépétibles, mais a rejeté les conclusions relatives aux dépens, faute de frais établis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 juillet 2024 et 3 septembre 2024,

M. A B, représenté par Me Wibaut, demande, dans le dernier état de ses écritures :

1°) la restitution de la somme de 504 euros au titre du rappel de droits de mutation à titre gratuit assortie des intérêts moratoires prévus par l'article L. 208 du livre des procédures fiscales ainsi que ceux prévus à l'article 1344-1 du code civil ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens de l'instance.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, le directeur régional des finances publiques des hauts de France et du département du Nord conclut au rejet de la requête et s'en remet à la sagesse du tribunal concernant les frais irrépétibles.

Par un mémoire, enregistré le 3 septembre 2024, M. B demande au tribunal de " prendre acte du règlement effectué le 1er août 2024 par le comptable public et maintient ses conclusions au titre des " frais irrépétibles ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépenses / ()".

2. Par une décision d'admission partielle du 2 avril 2024, M. B a bénéficié d'un dégrèvement partiel, à hauteur de 504 euros, des droits de mutation, d'un montant initial de 25 591 euros, mis à sa charge par un avis de mise en recouvrement du 31 août 2023. Dès lors qu'il avait réglé la somme ultérieurement dégrevée, il a demandé la restitution de la somme précitée de 504 euros, assortie des intérêts moratoires, par une réclamation reçue le 7 mai 2024. Par sa requête, enregistrée le 9 juillet 2024, M. B demande au tribunal la restitution de la somme de 504 euros, assortie des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales et ceux prévus à l'article 1344-1 du code civil, ainsi qu'une somme de 3 000 euros, ramenée à 2 000 euros dans son second mémoire, au titre de " l'article L. 761-1 du code de justice administrative " ou des " frais irrépétibles ", somme à laquelle s'ajoute, dans son second mémoire les " dépens de l'instance ".

3. En premier lieu, il est constant que le 1er août 2024, soit trois semaines après l'enregistrement de la requête, M. B a perçu, par virement, une somme de 757,71 euros, soit 743 euros à titre de restitution et 14,71 euros au titre des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales.

4. En se bornant à demander, dans son mémoire enregistré le 9 juillet 2024, qu'il soit pris acte du règlement de la somme de 757,71 euros et à n'évoquer comme restant en litige que les dépens " prévus à l'article R. 207-1 du livre des procédures fiscales " ainsi que les frais non compris dans les dépens mentionnés à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B doit être regardé comme se désistant de l'ensemble de ses conclusions à l'exception de ces deux dernières. Le désistement des conclusions de la requête de M. B relatives à la restitution partielle des droits de mutation mis à sa charge ainsi qu'aux différents intérêts moratoires réclamés est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

5. En deuxième lieu, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 400 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

6. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction, et il n'est pas allégué, que des frais de signification, d'enregistrement du mandat et d'expertise, seuls frais énumérés par l'article R. 207-1 du livre des procédures fiscales, ni, au demeurant, d'autres dépens, aient été supportés par le requérant dans la présente instance. Les conclusions présentées au titre des dépens ne peuvent être que rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. B tendant à la restitution partielle de droits de mutation, assortie d'intérêts moratoires.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 400 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Fait à Lille, le 3 mars 2025.

Le premier vice-président,

Signé

J.-M. Riou.

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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