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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407600

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407600

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407600
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Saint-Omer à lui verser une indemnité pour des préjudices subis lors d’une prise en charge le 21 août 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas chiffrée et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens adressée par le tribunal. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner le centre hospitalier de Saint-Omer au versement d'une indemnité en réparation des préjudices subis en raison de sa prise en charge le 21 août 2023.

Par un courrier du 23 juillet 2024, le tribunal a invité M. B à régulariser sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / () ". Enfin, aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

3. Par sa requête, M. B demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Saint-Omer au versement d'une indemnité en réparation des préjudices subis en raison de sa prise en charge le 21 août 2023. Toutefois, sa requête n'est pas chiffrée. Le requérant a donc été invité, par un courrier du 23 juillet 2024, à régulariser sa requête dans un délai d'un mois adressé par l'intermédiaire de l'application Télérecours. En l'absence de consultation, ce courrier est réputé avoir été régulièrement notifié deux jours après sa mise à disposition dans l'application. Ce courrier comportait la mention suivant laquelle, à défaut de régularisation dans le délai imparti, la requête serait considérée comme manifestement irrecevable et pourrait être rejetée par ordonnance. Le requérant n'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, celle-ci doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lille, le 26 septembre 2024.

Le président de la 6e chambre,

signé

O. COTTE

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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