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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2409867

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2409867

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2409867
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par ordonnance du 31 octobre 2024, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune mesure au fond n’a donc été prononcée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Basma Benkhlelouf, demande au juge des référés :

1°) de prendre toutes les mesures qu'il estimera utiles afin de faire cesser les atteintes aux droits élémentaires des étrangers souhaitant renouveler leur carte de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de 72 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'inertie du préfet du Nord le place dans une situation irrégulière au regard de son droit au séjour et fait obstacle à la poursuite de ses études et l'exercice de ses droits sociaux ;

- la mesure sollicitée est utile ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire enregistré le 22 octobre 2024, le préfet du Nord conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, de lui donner un délai de trois mois pour convoquer M. B.

Il fait valoir que :

- les conclusions de la requête sont irrecevables ;

- la condition de l'urgence n'est pas remplie ;

- la mesure sollicitée n'est pas utile.

.

Par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024, M. B, représenté par Me Benkhlelouf, demande au juge des référés de lui donner acte de son désistement.

Vu :

- les pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien, né le 13 janvier 2005 à Sfax (République tunisienne) a, le 19 juillet 2023, été mis en possession d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " valable jusqu'au 18 juillet 2024. Le 27 juillet 2024, soit postérieurement à l'expiration du délai de validité de sa carte de séjour, il en a sollicité le renouvellement. Le préfet du Nord ne lui a pas délivré le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions de la requête doivent être regardées comme tendant à demander au juge des référés d'enjoindre au préfet du Nord, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de le convoquer pour lui délivrer ce récépissé.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

3. D'autre part, aux termes aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".

4. Si, eu égard aux pouvoirs conférés au juge par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les parties doivent, avant que le juge ne prononce une mesure prévue par celles-ci, être mises à même de présenter au cours d'une audience publique des observations orales à l'appui de leurs observations écrites, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général ne font toutefois obstacle à ce qu'en application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal ainsi que les magistrats qu'il désigne à cet effet, donnent acte des désistements par ordonnance prise sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 et sans tenir d'audience publique.

5. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, M. B a, par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024, demandé à ce qu'il lui soit donné acte du désistement des conclusions de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. B du désistement des conclusions de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à Me Basma Benkhlelouf et au préfet du Nord.

Fait à Lille, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

O. HUGUEN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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