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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2501016

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2501016

lundi 10 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2501016
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la décharge de cotisations foncières des entreprises pour les années 2020 à 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de la contribuable, datée du 18 décembre 2024, était tardive au regard du délai prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, expirant le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l'affaire sans instruction complémentaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2025, Mme C B demande la décharge des cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2020 à 2022 dans les rôles de la commune de Croisilles (62128).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222 1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. En vertu de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial de l'administration fiscale dont dépend le lieu de l'imposition. Aux termes de l'article R. 196-2 de ce livre : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux () doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle () ".

3. Il résulte de l'instruction que les cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises auxquelles Mme B a été assujettie au titre des années 2020 à 2022 dans le rôle de la commune de Croisilles ont été mises en recouvrement au cours des années correspondantes. Le délai de réclamation prévu par les dispositions précitées du a) de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales avait ainsi expiré lorsque Mme B a contesté ces impositions par sa réclamation du 18 décembre 2024. Cette réclamation était dès lors tardive, sans que Mme B puisse utilement se prévaloir, pour des cotisations primitives, non issues d'une rectification, d'un délai de réclamation équivalent au délai de reprise.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement irrecevable. Elle peut dès lors être rejetée, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Copie en sera adressée pour information au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Fait à Lille, le 10 mars 2025.

Le premier vice-président,

Signé

J. M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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