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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2603248

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2603248

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2603248
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Sujet principal : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet et d'injonction de délivrer un récépissé de titre de séjour étudiant autorisant à travailler. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable. Textes appliqués : L'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige un exposé des moyens dans la requête, n'a pas été respecté. Le rejet est prononcé selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, la demande étant manifestement mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2026, M. B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite résultant du silence gardé par le préfet du Nord sur sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention « étudiant » ;

2°) d’enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler sans délai et sous astreinte de 100 euros par jour de retard.



Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Terme, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Aux termes de l’article R. 522-1 du code de justice administrative : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire ».

3. La requête de M. A... ne contient l’exposé d’aucun moyen. Elle est, par suite, irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.





O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....


Fait à Lille, le 30 mars 2026.


Le juge des référés,


signé


D. Terme


Pour expédition conforme,


La greffière,



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