jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2001416 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | LECATRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 août 2020, Mme B A, représentée par Me Lecatre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 mars 2020 par laquelle le directeur de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Lapalisse l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période du 6 février 2020 au 15 mars 2020 ;
2°) d'enjoindre au directeur de l'Ehpad de Lapalisse de la placer en congé pour incapacité temporaire imputable au service avec maintien de l'intégralité de son traitement, sans décompte de jours d'absence sur sa prime de service et de régulariser le paiement de cette prime sur la période concernée ;
3°) de mettre à la charge de l'Ehpad de Lapalisse une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision en litige est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que l'accident dont elle a été victime le 1er février 2020 et à la suite duquel elle a été placée en congé de maladie constitue un accident de service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2021, l'Ehpad de Lapalisse, représenté par son directeur en exercice, conclut au non lieu à statuer sur la requête et à ce que Mme A lui verse une somme de 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que par une décision du 26 octobre 2020, il a reconnu l'imputabilité au service de l'accident dont Mme A a été victime le 1er février 2020 et a estimé que les arrêts de travail pour la période du 3 février 2020 au 6 mars 2020 ainsi que les soins jusqu'au 8 août 2020 étaient en lien avec cet accident.
Par un mémoire, enregistré le 29 juin 2021, Mme A, représentée par Me Lecatre, demande au tribunal :
1°) de constater que la décision du 10 mars 2020 a été retirée au profit d'une décision du 26 octobre 2020 reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 1er février 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Ehpad de Lapalisse une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 5 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A exerce les fonctions d'aide-soignante au sein de l'Ehpad de Lapalisse (Allier). Le 1er février 2020, elle s'est blessée à l'épaule gauche lors du transfert d'un patient de son lit vers son fauteuil. Par une décision du 10 mars 2020, le directeur de l'Ehpad l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période du 6 février 2020 au 15 mars 2020. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de cette décision.
2. En demandant au tribunal, dans son mémoire du 29 juin 2021, de constater que la décision du 10 mars 2020 a été retirée au profit d'une décision du 26 octobre 2020 reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 1er février 2020, Mme A doit être regardée comme s'étant désistée de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il convient de rejeter les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par l'Ehpad de Lapalisse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Lapalisse.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bader-Koza, présidente du tribunal,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 novembre 2022.
Le rapporteur,
J-M. C La présidente,
S. BADER-KOZA
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026