jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102245 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | BOUIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 26 octobre 2021 et le 12 janvier 2022, M. B C, représenté par Me Bouix, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 août 2021 par lequel le préfet du Cantal a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Cantal, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa demande dans le même délai et sous la même astreinte et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) d'enjoindre au préfet du Cantal de lui restituer les documents originaux qu'il a conservés, à savoir le volet n°3 de son acte de naissance, son extrait de naissance et sa carte d'identité consulaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au profit de son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à son profit en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
* il est entaché d'une insuffisance de motivation ;
* il est entaché d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;
* il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- Sur la décision portant refus de séjour :
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions combinées des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, 47 du code civil et 1er du décret du 24 décembre 2015 ;
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
* elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision portant refus de séjour ;
* elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2021, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par un courrier, enregistré le 22 septembre 2022, M. C, représenté par Me Bouix, a déclaré au tribunal maintenir sa requête.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 septembre 2021.
Par une ordonnance du 4 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par courrier du 3 décembre 2020, M. C, ressortissant malien selon ses dires, a sollicité du préfet du Cantal qu'il lui délivre un titre de séjour. Par un arrêté du 20 août 2021, le préfet du Cantal a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions :
2. En premier lieu, les décisions en litige comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations () ".
4. Le préfet du Cantal n'ayant pas refusé de délivrer un titre de séjour à M. C en raison du caractère incomplet de son dossier mais au motif qu'il ne remplissait pas les conditions de fond pour obtenir le titre sollicité, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions citées au point précédent au soutien de ses conclusions en annulation.
5. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Cantal n'aurait pas procédé à un examen sérieux et circonstancié de la situation du requérant avant de décider de prendre à son encontre l'arrêté du 20 août 2021. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour :
6. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auparavant l'article L. 313-15 du même code : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
8. Enfin, en vertu de l'article 1er du décret susvisé du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état-civil étranger : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente () ".
9. Il résulte de la combinaison des dispositions citées aux points 7 et 8 qu'en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. L'article 47 du code civil précité pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il incombe donc à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.
10. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. C sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Cantal, s'appuyant sur des rapports rédigés par la police aux frontières du Puy-de-Dôme le 12 janvier 2021 et le 23 juillet 2021, a considéré que les documents justifiant de l'état civil et de la nationalité de l'intéressé étaient incomplets et comportaient des irrégularités.
11. Pour contredire cette appréciation, M. C produit le même acte de naissance et la même carte d'identité consulaire devant le tribunal et se prévaut du fait que la police aux frontières de la Haute-Garonne a déjà authentifié ces documents. Il indique également que les autorités maliennes n'ont pas été saisies pour s'assurer de l'authenticité des documents justifiant de son état civil et de son identité. Il indique par ailleurs que la validité du jugement supplétif qu'il produit ne saurait être remise en cause dès lors qu'il n'appartient pas aux autorités françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère. Il indique en outre que l'absence de référence des textes maliens qui auraient été méconnus ne permet pas de remettre en cause l'extrait d'acte de naissance qu'il a produit et que l'absence de mention du numéro NINA sur ce document ne constitue pas une méconnaissance de l'article 101 du code des personnes et de la famille malien. M. C indique enfin qu'aucune des anomalies relevées dans le rapport documentaire n'est de nature à remettre en cause la validité de son acte de naissance.
12. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier que si les services de la police aux frontières de la Haute-Garonne ont, dans un rapport du 21 juin 2018, authentifié l'acte de naissance produit par M. C, ils ont également précisé dans ce rapport que l'absence de jugement supplétif ne permettait pas un contrôle de cohérence et que l'analyse de l'acte de naissance ne portait ni sur ses conditions de délivrance, ni sur l'identité du porteur. D'autre part, la carte d'identité consulaire constitue un simple document à usage interne pour les services de l'administration malienne ayant pour vocation d'attester de la résidence à l'étranger d'un ressortissant et ne constitue pas un document d'identité valable sur le territoire français. En outre, en se bornant à dire qu'il n'appartient pas aux autorités françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, le requérant ne conteste pas sérieusement les anomalies retenues par les services de la police aux frontières du Puy-de-Dôme dans leur rapport du 12 janvier 2021. Par ailleurs, contrairement à ce que M. C soutient, les références des textes maliens que méconnaissent les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité apparaissent bien dans les rapports documentaires sur lesquels le préfet du Cantal s'est appuyé, et à supposer même que l'absence de numéro NINA sur l'extrait d'acte de naissance ne caractériserait pas une violation des dispositions de l'article 101 du code des personnes et de la famille malien, ce ne sont toutefois pas ces dispositions dont la méconnaissance a été retenue dans le rapport consacré à l'analyse de l'extrait d'acte de naissance de l'intéressé pour considérer que l'absence du numéro NINA constituait une anomalie. Enfin, à supposer même que certaines anomalies relevées par les services de la police aux frontières dans son rapport consacré à l'examen de l'authenticité de l'acte de naissance du requérant soient inexactes ou sans incidence sur le caractère authentique de l'acte, M. C ne conteste pas le fait que la référence des mentions du jugement supplétif n'est pas validée au verso de l'acte de naissance. Dans ces conditions, le préfet du Cantal n'était pas tenu de saisir les autorités maliennes en vue de recueillir leur avis sur l'authenticité des actes présentés par le requérant. Par suite, il n'a méconnu aucune des dispositions mentionnées aux points 6, 7 et 8 en refusant de délivrer un titre de séjour à M. C.
13. En deuxième lieu, M. C ne justifiant pas de son identité, il ne pouvait pas se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait sollicité son admission au séjour en se prévalant de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance doit être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
15. Séjournant en France depuis mai 2018, soit depuis environ trois ans à la date de la décision en litige, M. C est célibataire et sans enfant. Il ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire français par l'obtention du diplôme d'enseignement en langue française niveau A1, la conclusion d'un contrat jeune majeur, l'obtention du titre professionnel de cuisinier et son inscription dans un club de football durant les saisons 2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021. Le requérant n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Cantal a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et donc méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
17. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 15.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation formées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Cantal.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
Mme Trimouille, première conseillère,
M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
J-M. A
La présidente,
S. BADER-KOZA Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
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Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
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Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
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Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.
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