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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2201570

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2201570

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2201570
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantSCP BORIE ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B pour contester le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder un supplément familial de traitement pour la période du 1er octobre 2020 au 30 avril 2021. En cours d'instance, l'administration a finalement attribué les rappels sollicités, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Par une ordonnance du 4 avril 2025, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'Etat à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2022, M. A B, représenté par la SCP Borie et Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision, révélée par un courriel du 15 décembre 2021, en tant que le ministre de l'intérieur a refusé de lui accorder le supplément familial de traitement pour la période du 1er octobre 2020 au 30 avril 2021;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Une médiation à l'initiative du juge a été proposée aux parties le 8 septembre 2022, sur le fondement de l'article L. 213-7 du code de justice administrative, que seul M. B a accepté.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.

Des pièces ont été produites par le ministère de l'intérieur et enregistrées les 13 novembre 2024 et 31 janvier 2025.

En réponse à la demande de maintien de la requête adressée par le tribunal au requérant le 23 janvier 2025, M. B a, par un mémoire enregistré le 24 janvier 2025, indiqué au tribunal qu'il n'entendait pas se désister et maintenir les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. B s'est vu attribuer les rappels de supplément familial de traitement sollicités, pour la période du 1er octobre 2020 au 30 avril 2021. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B sont devenues sans objet et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Cope en sera délivrée pour information au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 4 avril 2025.

La présidente de la 2ème chambre,

C. BENTÉJAC

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201570

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