LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2202317

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2202317

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2202317
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationChambre 1
Avocat requérantLANTERO & ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de Mme B... qui demandait l’annulation de la décision du 5 septembre 2022 du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand refusant de faire droit à sa demande d’indemnisation. Le tribunal juge que le courriel de Mme B... du 13 juin 2022, par lequel elle indiquait « souhaite[r] faire une réclamation », ne constitue ni une demande indemnitaire préalable ni une décision faisant grief, et que la réponse de l’hôpital, qui ne lie le contentieux que dans le cadre d’un litige indemnitaire, n’est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation sont irrecevables. La requête est rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 octobre 2022, Mme B..., représentée par la SCP Treins-Poulet-Vian & Associés, Me Vian, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 5 septembre 2022 par laquelle la directrice adjointe du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand lui a indiqué qu’elle ne donnerait pas de suite favorable à sa demande d’indemnisation ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’une erreur d’appréciation dès lors que sa demande ne constituait pas une demande indemnitaire préalable ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2023, le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, représenté par Lantero & Associés, Me Lantero, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les conclusions à fin d’annulation sont irrecevables dès lors que la décision du 5 septembre 2022 a pour seul effet de lier le contentieux eu égard à la demande de Mme B... qui a indiqué dans son email du 13 juin 2022 « souhaite[r] faire une réclamation concernant [s]on traitement aux urgences » qui doit être regardé comme une demande indemnitaire préalable.
La procédure a été communiquée à la caisse primaire d’assurance maladie du Puy-de-Dôme.

Par une ordonnance du 17 janvier 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 17 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Bollon,
- les conclusions de M. Panighel, rapporteur public,
- et les conclusions de Me Bardy représentant le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand.


Considérant ce qui suit :

Mme A... B... a été admise aux urgences du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand le 29 mars 2022 à 3h08 pour une hémiparésie gauche brutale et a été transférée le même jour au sein du même établissement en unité neurovasculaire vers 13h et y est restée jusqu’au 4 avril 2022. Par un courriel du 13 juin 2022, Mme B... a écrit au centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand afin de se voir communiquer son dossier médical, de solliciter des informations s’agissant de son hospitalisation et a enfin indiqué « souhaite[r] faire une réclamation concernant [s]on traitement aux urgences de Clermont-Ferrand ». Par une décision du 5 septembre 2022, le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand a répondu à Mme B... que sa prise en charge au service des urgences a été conforme aux règles de l’art et a indiqué qu’il ne serait pas donné de suite à sa demande d’indemnisation. Par le présent recours, Mme B... demande l’annulation pour excès de pouvoir de la décision du 5 septembre 2022.

Il ressort des termes mêmes du courriel envoyé par Mme B... le 13 juin 2022, que ce dernier, par son imprécision et son contenu, se bornant à indiquer le souhait de l’intéressée de faire « une réclamation », ni ne présente le caractère d’une demande indemnitaire préalable, ni ne constitue une demande susceptible de faire naître une décision faisant grief. Par ailleurs, la réponse du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, qui, selon la portée que cet établissement a entendu lui conférer, n’aurait que pour seul effet de lier le contentieux à l’occasion d’un litige indemnitaire de plein contentieux, n’est pas susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation présentées par Mme B... sont irrecevables. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.






D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme A... B..., à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme et au centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand.


Délibéré après l'audience du 19 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,
Mme Bollon, première conseillère.
Mme Michaud, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2026.



La rapporteure,

L. BOLLON

La présidente,

R. CARAES

La greffière,





F. LLORACH

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

TA33Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.

01/06/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730

Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.

01/06/2026

← Retour aux décisions