vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302629 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AVK AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement le 14 novembre 2023 et le 9 avril 2024, M. B A, représenté par AVK Avocats associés, Me Gros, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet du Cantal l'a interdit d'exercer les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1 et L. 322-7 du code du sport ou d'intervenir auprès des mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du même code pour une durée de six mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés respectivement le 12 février 2024 et le 6 mai 2024, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.
Par une ordonnance du 13 mai 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 5 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme Bentéjac, vice-présidente, l'exercice des attributions prévues à l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ". Aux termes de l'article R. 312-8 de ce code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. () ".
2. Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () : Nîmes : Gard, Lozère, Vaucluse ; () ".
3. La requête de M. A tend à l'annulation de l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet du Cantal l'a interdit d'exercer les fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1 et L. 322-7 du code du sport ou d'intervenir auprès des mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1 du même code pour une durée de six mois. Une telle interdiction, qui vise à prévenir un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants, constitue une mesure de police administrative. La contestation de M. A entre ainsi dans la catégorie de litige pour laquelle l'article R. 312-8 du code de justice administrative fait exception à la règle générale de compétence territoriale fixée à l'article R. 312-1 précité du même code. Or, à la date de la décision attaquée, M. A résidait dans la commune de Saint-Chely-d'Apcher, située dans le département de la Lozère. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, de transmettre le dossier de la requête de M. A au tribunal administratif de Nîmes.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A est transmis au tribunal administratif de Nîmes.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet du Cantal et au président du tribunal administratif de Nîmes.
Fait à Clermont-Ferrand le 26 juillet 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BENTÉJAC
La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302629