LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400832

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400832

mardi 7 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400832
TypeDécision
RecoursInterprétation
PublicationD
Avocat requérantBMH AVOCATS BREITENSTEIN HAUSER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 2 avril 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a renvoyé le dossier de la requête de la société Cantal Énergie au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand sur le fondement de l'article R. 312-11 du code de justice administrative.

Par cette requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 9 novembre 2023 et le 23 janvier 2024, la société Cantal Énergie, représentée par Me Canton, demande au juge des référés sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner la société EDF à lui verser, à titre de provision, la somme de 19 653,55 euros qu'elle demande en exécution d'un contrat d'achat d'électricité ;

2°) de mettre à la charge de la société Electricité de France (EDF) la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense enregistrés le 11 janvier 2024 et le 13 février 2024, la société EDF, représentée par Me Cabanes et Me Perche, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Cantal Énergie la somme 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal administratif de Paris est incompétent territorialement pour connaître de cette requête ;

- la requête est irrecevable, la société requérante n'ayant pas mis en œuvre la procédure de règlement amiable des litiges prévue par le contrat préalablement à la saisine du juge.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable ".

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

3. Aux termes des dispositions de l'article XIII des conditions générales " PHOTO2006V3 " du contrat d'achat de l'énergie électrique produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil et bénéficiant de l'obligation d'achat d'électricité : " Les parties au contrat doivent s'efforcer " de résoudre à l'amiable tout différend relatif à la validité, l'interprétation ou l'exécution auquel donnerait lieu le présent contrat. Tout différend doit être dûment notifié par la partie requérante à l'autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception et en se référant expressément au présent article. Les parties disposent alors d'un délai de 60 (soixante) jours calendaires pour tenter de régler le différend à l'amiable à compter de la réception de ladite notification. À défaut d'un règlement amiable à l'expiration du délai susvisé, la partie la plus diligente pourra saisir la juridiction compétente pour statuer sur ce différend ".

4. Les stipulations précitées des conditions générales du contrat d'achat en litige prévoient la mise en œuvre d'une procédure de recours préalable avant la saisine du juge administratif. L'existence même de ce recours prévu au contrat fait obstacle à ce qu'une des parties saisisse directement le juge administratif, y compris le juge statuant en référé. Cependant, ce dernier peut être saisi dès lors qu'une des parties a engagé la procédure de recours préalable, sans attendre que celle-ci soit parvenue à son terme.

5. En l'espèce, la société Cantal Energie a présenté, en exécution du contrat d'achat la liant à la société Electricité de France, deux factures du 25 janvier 2022 et du 25 février 2022. La société Electricité de France a refusé de procéder au règlement de ces factures. Par un courrier du 24 juillet 2023, la société requérante l'a mis en demeure de revenir sur sa position et de régler lesdites factures. Ce courrier, qui ne se réfère pas à l'article XIII précédemment cité ne saurait, au vu de son objet, être regardé comme la demande préalable de règlement amiable des différends prévue par les dispositions précitées de l'article XIII du contrat d'achat de l'énergie électrique produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil et bénéficiant de l'obligation d'achat d'électricité. Ainsi, la société Electricité de France est fondée à soutenir que la requête de la société Cantal Energie est irrecevable, à défaut d'avoir été précédée de l'engagement d'une procédure de recours préalable avant d'avoir saisi la juridiction administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Cantal Énergie est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Cantal énergie la somme demandée par la société EDF au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la Société Cantal Énergie est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la société EDF présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratif sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Cantal Énergie et à la société EDF.

Fait à Clermont-Ferrand le 7 mai 2024.

La juge des référés,

C. BENTÉJAC

La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2400832AA

Décisions similaires

TA67Interprétation

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602087

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet du Bas-Rhin à instruire les demandes de titres de voyage pour ses filles mineures. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant deux mois, conformément aux articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également jugé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les circonstances invoquées par le requérant ne suffisant pas à l’établir.

01/06/2026

TA06Interprétation

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600609

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante pour faire constater l'absence d'offre de logement adaptée à ses besoins après une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le juge a constaté que l'État, en la personne du préfet des Alpes-Maritimes, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat dans le délai de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. En application des articles L. 441-2-3-1 du même code et R. 778-1 du code de justice administrative, le tribunal a en conséquence ordonné au préfet de procéder au relogement de la requérante, sous astreinte.

03/04/2026

TA59Interprétation

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505961

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR) visant à annuler un titre de recettes émis par la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL). Le tribunal a jugé que le titre, relatif au recouvrement d'une dotation de solidarité communautaire, était régulier en la forme et suffisamment motivé, notamment en indiquant les bases de liquidation de la créance. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

31/03/2026

CAA13Interprétation

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02864

27/03/2026

← Retour aux décisions