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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2402656

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402656

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2402656
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte à sa liberté d'étudier et de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la requête était manifestement mal fondée, faute pour le requérant d'établir que le préfet du Puy-de-Dôme était compétent pour traiter sa demande. La décision a été prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2024, M. A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'intervenir urgemment afin de préserver sa liberté fondamentale, à savoir le droit de poursuivre ses études et son activité professionnelle ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de traiter son dossier dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte, afin de régulariser sa situation administrative dans les plus brefs délais.

Il soutient que :

- il a fait une demande de renouvellement de titre de séjour après des services de la préfecture du Puy-de-Dôme le 1er juillet 2024 ; il a bénéficié d'un récépissé valable trois mois, valide jusqu'au 30 septembre 2024 ; il a reçu deux demandes tendant à obtenir des documents complémentaires ; il n'est pas en capacité de fournir l'ensemble des documents demandés et l'a expliqué aux services qui lui ont demandé ces documents complémentaires ; il n'a plus de réponse des services préfectoraux ; son contrat d'alternance pourrait être annulé et il pourrait être désinscrit de l'établissement dans lequel il effectue actuellement ses études.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".

2. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Par les documents qu'il produit et qui font notamment apparaître des adresses du requérant dans l'Allier ou dans l'Essonne, M. B n'établit pas que le titre de séjour dont il a bénéficié lui a été délivré par le préfet du Puy-de-Dôme, ni que c'est auprès de ce préfet qu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par suite, il ne justifie pas remplir les conditions lui permettant d'obtenir du juge des référés qu'il enjoigne au préfet du Puy-de-Dôme de prendre les mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B doivent être rejetées en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 24 octobre 2024.

Le juge des référés,

J-M. DEBRION

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2402656

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