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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2500833

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2500833

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2500833
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Suspension du permis de conduire – Demande d’aménagement – Tribunal administratif de Clermont-Ferrand – Irrecevabilité. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, qui sollicitait un aménagement de la suspension de son permis de conduire pour des raisons professionnelles et familiales. La juridiction a jugé que cette demande ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative ni à la condamnation d’une personne publique, et qu’il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration. La requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2025, M. A B saisit le tribunal afin d'obtenir un " aménagement de la mesure de suspension de son permis de conduire ".

Il soutient que la suspension de son permis de conduire a des répercussions sur son activité professionnelle et sur les activités extra-scolaires de ses enfants.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".

3. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré, ni adresser des injonctions à une autorité administrative hormis dans le cas où cela est impliqué par l'annulation d'un acte administratif prononcée à titre principal.

4. Dans sa requête, M. B, qui ne conteste pas l'infraction qu'il a commise ni la légalité de la décision de suspension de son permis, se borne à demander au juge d'intervenir pour obtenir un " aménagement de la mesure de suspension de son permis de conduire " dont il fait l'objet. Ainsi, le requérant ne formule aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision administrative implicite ou expresse ou aux fins de condamnation d'une personne publique. Dans ces conditions, et alors qu'il n'appartient pas au juge administratif de faire acte d'administrateur, la requête de M. B est entachée d'une irrecevabilité et ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 27 mars 2025

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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