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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2500861

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2500861

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2500861
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour pour raison médicale. Le requérant s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions après que le préfet a produit une décision de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. L'ordonnance se borne à constater ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige ni sur l'application des textes invoqués (articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 mars 2025, M. C A, représenté par Me Drobniak, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de renouvellement de titre de séjour mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- il bénéficie de la présomption d'urgence dès lors qu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour " vie privée et familiale " valable jusqu'au 5 juin 2023 ;

- il ne peut continuer à effectuer des missions en tant qu'intérimaire en l'absence de document justifiant d'un droit au séjour et au travail ; l'agence d'intérim qui l'emploie a décidé de suspendre ses missions ;

- ses droits à l'allocation aux adultes handicapés ont été suspendus à compter du mois de février 2025 ; il se retrouve sans ressource et n'est plus en mesure de subvenir à ses besoins ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ; il n'est pas établi que la décision attaquée ait été prise après avis du collège des médecins de l'OFII ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; il ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au non-lieu à statuer à titre principal et au rejet de la requête à titre subsidiaire.

Il fait valoir que :

- M. A fait l'objet d'une décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français datée du 9 janvier 2025 abrogeant la décision implicite de rejet en litige ;

- le collège de médecin de l'OFII a établi que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médical, qu'un défaut de prise en charge peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Guinée, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.

Par un mémoire, enregistré le 8 avril 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête.

M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 25 mars 2025.

Vu :

- la requête enregistrée le 26 mars 2025 sous le n° 2500857 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;

- l'ensemble des pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bader-Koza, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 9 avril 2025 à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen, a bénéficié d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade valable jusqu'au 5 juin 2023 dont il a sollicité le renouvellement auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur cette demande.

2. Toutefois, par un mémoire enregistré le 8 avril 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 10 avril 2025.

La présidente du tribunal,

juge des référés,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

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