jeudi 10 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2500861 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mars 2025, M. C A, représenté par Me Drobniak, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de renouvellement de titre de séjour mention " vie privée et familiale " ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- il bénéficie de la présomption d'urgence dès lors qu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour " vie privée et familiale " valable jusqu'au 5 juin 2023 ;
- il ne peut continuer à effectuer des missions en tant qu'intérimaire en l'absence de document justifiant d'un droit au séjour et au travail ; l'agence d'intérim qui l'emploie a décidé de suspendre ses missions ;
- ses droits à l'allocation aux adultes handicapés ont été suspendus à compter du mois de février 2025 ; il se retrouve sans ressource et n'est plus en mesure de subvenir à ses besoins ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ; il n'est pas établi que la décision attaquée ait été prise après avis du collège des médecins de l'OFII ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; il ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au non-lieu à statuer à titre principal et au rejet de la requête à titre subsidiaire.
Il fait valoir que :
- M. A fait l'objet d'une décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français datée du 9 janvier 2025 abrogeant la décision implicite de rejet en litige ;
- le collège de médecin de l'OFII a établi que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médical, qu'un défaut de prise en charge peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Guinée, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.
Par un mémoire, enregistré le 8 avril 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête.
M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 25 mars 2025.
Vu :
- la requête enregistrée le 26 mars 2025 sous le n° 2500857 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- l'ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Bader-Koza, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 9 avril 2025 à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, a bénéficié d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade valable jusqu'au 5 juin 2023 dont il a sollicité le renouvellement auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur cette demande.
2. Toutefois, par un mémoire enregistré le 8 avril 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Fait à Clermont-Ferrand, le 10 avril 2025.
La présidente du tribunal,
juge des référés,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA