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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2501046

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2501046

vendredi 11 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2501046
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B dirigée contre la commune d'Égliseneuve-près-Billom. Le requérant invoquait une atteinte à ses droits économiques et à diverses libertés fondamentales (droit à la vie, à la santé, interdiction du travail forcé) sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a estimé que les écritures de M. B, imprécises et confuses, ne révélaient aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale imputable à la commune. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 avril 2025, M. A B entend saisir le juge des référés d'un recours sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative contre la commune d'Égliseneuve-près-Billom (63160).

Il soutient que :

- il est porté une atteinte à ses droits notamment à ses droits économiques ;

- l'urgence est caractérisée au regard de son droit de ne pas subir de traitement inhumains ou dégradants, à son droit au respect de la vie et de la santé, à sa liberté du salarié de ne pas être astreint à accomplir un travail forcé, à son droit d'exercer un recours effectif et à son droit d'être convenablement représenté devant un juge ;

- il n'a reçu aucune aide ni de la part du conseil départemental, ni de la commune d'Égliseneuve-près-Billom ; il a sollicité en vain les services de secours de la commune d'Égliseneuve-près-Billom.

Vu l'ensemble des pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Par sa requête, M. B entend saisir le juge des référés d'un recours sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative contre la commune d'Égliseneuve-près-Billom.

3. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention rapide d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une atteinte grave ou manifestement illégale serait portée. Toutefois, les écritures de M. B, imprécises et confuses, ne révèlent aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, qu'auraient commise la commune d'Égliseneuve-près-Billom. Dans ces conditions, la requête de M. B est manifestement mal fondée et doit être rejetée en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 11 avril 2025.

La présidente,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

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