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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2600003

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2600003

lundi 23 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2600003
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantADAMOU ABOUFEIDOU

Résumé IA

**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (formation de jugement ordinaire). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., car elle n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois après le rejet de sa demande de suspension en référé. **Textes appliqués** : Article R. 612-5-2 du code de justice administrative (désistement implicite après rejet d'une demande de suspension) et article R. 222-1 du même code (pouvoir du président de tribunal administratif de donner acte d'un désistement).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2026, Mme A... C... B..., représentée par Me Adamou, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 7 octobre 2025 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer le titre de séjour sollicité sans nouvel examen de son dossier ;

3°) d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « étudiant » ou, à défaut, de réexaminer sa situation sous astreinte ;

4°) subsidiairement, d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer tout titre de séjour pour lequel elle remplit les conditions, sans nouvel examen de son dossier et, à défaut d’exécution, de prononcer une astreinte de 150 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.


Vu :
l’ordonnance du juge des référés n° 2600004 du 7 janvier 2026 ;
les autres pièces du dossier.

Vu : le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance du juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté. ». Aux termes de l’article R. 222-1 du même code : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».

2. Par une ordonnance n° 2600004 du 7 janvier 2026, la juge des référés a rejeté la requête de Mme B..., aux fins de suspension de l’exécution de décision contestée au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. La notification de cette ordonnance mentionne qu’à défaut de maintien de la requête en annulation dans le délai d’un mois, le requérant sera réputé s’être désisté de sa requête en annulation par application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il résulte de l’instruction que l’ordonnance n° 2600004 a été notifiée à Mme B... par courrier recommandé avec accusé de réception le 7 janvier 2026 qu’elle a réceptionné le 12 janvier 2026. Or, Mme B... n’a pas confirmé le maintien de sa requête à fin d’annulation dans le délai d’un mois. Mme B..., qui n’a par ailleurs pas exercé de pourvoi en cassation contre l’ordonnance de référé, doit donc être réputée s’être désistée de sa requête, en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B....



Fait à Clermont-Ferrand, le 23 février 2026.








La présidente de la 1ère chambre,




R. CARAES


La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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