LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2303043

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2303043

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2303043
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantABEBERRY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque, agissant en qualité de tutrice de Mme B..., afin d’annuler le refus de la commission de médiation des Pyrénées-Atlantiques de reconnaître sa situation comme prioritaire et devant être hébergée d’urgence. En cours d’instance, la commission a finalement reconnu Mme B... comme prioritaire et devant être logée d’urgence par une décision du 16 octobre 2025. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de l’association au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 novembre 2023, 3 octobre 2024 et les 9 janvier, 10 juin et 27 août 2025, l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque (SEAPB), agissant en qualité de tutrice de Mme A... B..., représentée par Me Abeberry, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 21 septembre 2023 par laquelle la commission de médiation du département des Pyrénées-Atlantiques a rejeté la demande de Mme B... tendant à ce que sa situation soit reconnue prioritaire et comme devant être hébergée d’urgence ;

2°) d’enjoindre à la commission de médiation de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 296 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 août 2024 et les 30 juillet et 23 octobre 2025, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, dans le dernier état de ses écritures, informe le tribunal que, par une décision du 16 octobre 2025, Mme B... a été reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence.

Par ailleurs, par une décision du 11 octobre 2024, l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque, agissant en qualité de tutrice de Mme B..., a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».

2. Mme B... représentée par l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque (SEAPB), agissant en qualité de tutrice, demande au tribunal d’annuler la décision du 21 septembre 2023 par laquelle la commission de médiation des Pyrénées- Atlantiques a rejeté sa demande tendant à être reconnue prioritaire et devant être hébergée d’urgence, sur le fondement des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en faisant état de la menace d’expulsion de son logement dont elle fait l’objet. Il résulte cependant de l’instruction que, par une décision du 16 octobre 2025, la commission de médiation des Pyrénées-Atlantiques a reconnu Mme B... comme étant prioritaire et devant être logée d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de l’association SEAPB sont devenues sans objet et il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

3. Par ailleurs, l’association SEAPB a obtenu au nom et pour le compte de la requérante le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, par une décision du 11 octobre 2024 et, par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Abeberry, avocat de l’association SEAPB, renonce à percevoir la part contributive de l’État, de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros à verser à Me Abeberry.


O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque.

Article 2 : L’État versera à Me Abeberry, avocat de l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque, une somme de 1 200 (mille deux cents) euros, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l’État.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à l’association de la sauvegarde de l’enfance à l’adulte du Pays-Basque et au ministre de la ville et du logement.

Copie en sera adressée au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2025.


La vice-présidente du tribunal,



S. PERDU



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :
La greffière,




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions