Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2024, Mme B... C..., épouse A..., demande au tribunal de lui accorder la remise gracieuse de la somme de 3 200 euros mise à sa charge par un titre exécutoire émis le 6 septembre 2024 par la communauté d’agglomération du Pays basque au titre de la participation pour le financement de l’assainissement collectif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ».
3. Hormis le cas où des dispositions législatives ou réglementaires en disposent expressément, il n’appartient pas au juge administratif de faire droit à une demande de remise gracieuse. Dès lors, la demande de remise gracieuse de la somme de 3 200 euros, mise à la charge de M. A... par un titre exécutoire émis le 6 septembre 2024 par la communauté d’agglomération du Pays basque au titre de la participation pour le financement de l’assainissement collectif, présentée dans la requête de Mme C..., épouse A..., est irrecevable. A supposer que cette requête soit regardée comme tendant à l’annulation de ce titre exécutoire, la requérante se borne à faire état de ses difficultés financières, lesquelles sont sans incidence sur la légalité de cette décision. Par ailleurs, Mme C..., épouse A..., n’a pas présenté, dans le délai de recours contentieux de deux mois, qui a commencé à courir au plus tard le 12 août 2024, date d’enregistrement de la requête au greffe du tribunal, de mémoire complémentaire exposant de nouveaux moyens. Par suite, la requête de Mme C..., épouse A..., qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C..., épouse A..., est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C..., épouse A....
Fait à Pau, le 25 octobre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition :
La greffière,