lundi 27 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402819 |
| Type | Ordonnance |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2024, M. A B demande que sa situation soit réexaminée à la suite du contrôle dont il a fait l'objet le 28 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () ;7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ". Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1. ". Aux termes de l'article L. 911-1 du même code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision. () ".
2. Par arrêté du 28 septembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a fait obligation à M. B, de nationalité pakistanaise, de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. À supposer que la requête de M. B doive être regardée comme tendant à l'annulation de cet arrêté, la décision portant obligation de quitter le territoire français se fonde sur ce que l'intéressé n'établit pas être entré régulièrement en France, faute de justifier d'un visa. Le requérant ne peut donc utilement soutenir qu'il était en situation régulière au seul motif qu'il était titulaire d'un passeport en cours de validité. Par ailleurs, M. B n'a pas présenté de mémoire complémentaire, tandis que le délai de recours contentieux d'un mois à l'encontre de l'arrêté du 28 septembre 2024, qui a commencé à courir au plus tard le 28 octobre 2024, date d'enregistrement de la requête au greffe du tribunal, a expiré. Par suite, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Fait à Pau, le 27 janvier 2025.
Le président de la 2ème chambre,
F.DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière,
No 2402819