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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2500118

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2500118

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2500118
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Julien-en-Born pour des travaux sur une construction existante. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen opérant contestant les motifs du refus, fondés sur la méconnaissance des articles 2 et 9 du règlement du PLU et des règles de recul en zone N. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête pour absence de moyens susceptibles d'en apprécier le bien-fondé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2025, Mme A B conteste la décision par laquelle le maire de la commune de Saint-Julien-en-Born lui a délivré un certificat d'urbanisme négatif en vue de l'agrandissement et la transformation des murs, de la charpente, de la toiture et des fenêtres d'une construction existante sur un terrain situé 1712 route de Mimizan.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

3. Par la présente requête, Mme B conteste la décision par laquelle le maire de la commune de Saint-Julien-en-Born lui a délivré un certificat d'urbanisme négatif en vue de l'agrandissement et la transformation des murs, de la charpente, de la toiture et des fenêtres d'une construction existante sur un terrain situé 1712 route de Mimizan. Il ressort des pièces du dossier que, le maire de la commune de Saint-Julien-en-Born s'est fondé, d'une part, sur la méconnaissance de l'article 2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Julien-en-Born dès lors que les travaux supposent une reconstruction du bâtiment, lequel n'a pas été régulièrement édifié et ne représente pas un intérêt architectural justifiant de son maintien, et d'autre part, sur la méconnaissance de l'article 9 du règlement du PLU en ce que le projet présente une emprise au sol supérieure à 50 m². Enfin, le maire de la commune de Saint-Julien-en-Born a également retenu que la construction n'était pas conforme à plusieurs articles relatifs à la zone N du règlement du PLU, en ce qui concerne en particulier la règle de recul par rapport à la route départementale n° 652.

4. À l'appui de sa requête, Mme B soutient que son projet consiste à remplacer à l'identique l'ossature métallique et le mur en fibrociment par des parpaings et une charpente en bois, afin de remplacer les " névrites en amiante " lesquelles seraient nocives pour sa santé et l'environnement. Ce faisant, la requête de Mme B, qui ne conteste aucun des motifs retenus par le maire pour délivrer le certificat d'urbanisme négatif, ne comporte aucun moyen opérant assorti d'éléments susceptibles de venir à leur soutien. En outre, elle n'a soulevé dans le délai de recours contentieux, lequel a commencé à courir au plus tard à la date d'enregistrement de sa requête, aucun moyen opérant.

5. Dans ces conditions, la requête de Mme B qui n'a pas davantage annoncé de mémoire complémentaire, doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Pau, le 10 avril 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

S. PERDU

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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