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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2500335

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2500335

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2500335
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 121,94 euros. La requérante n'avait invoqué aucun moyen de droit dans sa requête initiale et n'a pas régularisé celle-ci malgré une demande du greffe l'invitant à motiver son recours. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable pour défaut de motivation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2025, Mme A B forme opposition à la contrainte dont elle joint une copie émise à son encontre le 24 janvier 2025 par France Travail Nouvelle-Aquitaine en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique, relatif à la période du 23 au 31 mai 2024 et du 12 mars au 30 avril 2024, d'un montant de 1 121,94 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 de ce code : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".

3. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

4. Pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de France Travail.

5. Par la présente requête, Mme B forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 24 janvier 2025 par France-Travail Nouvelle-Aquitaine en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 1 121,94 euros. Toutefois, la requérante se borne à transmettre au tribunal la décision attaquée, mais elle n'invoque aucun principe, ni aucune règle de droit que l'administration aurait méconnu.

6. Par un courrier recommandé du 12 février 2025, dont elle a accusé réception le 13 février suivant, Mme B a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, à l'aide d'un formulaire prérempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Toutefois, en dépit de cette demande, Mme B n'a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Il s'ensuit que, sa requête, qui ne comporte aucun moyen n'est pas régularisée.

7. Par suite, la requête de Mme B ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.

Fait à Pau, le 27 mars 2025

La vice-présidente du tribunal,

F. MADELAIGUE

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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