jeudi 13 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2500542 |
| Type | Décision |
| Formation | URGENCES ETRANGERS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 février 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 février 2025 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Il soutient que l'identité du requérant désigné par la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas la sienne et que cette erreur justifie d'annuler la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2025, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- par arrêté du 20 février 2025 M. B a été assigné à résidence pour une durée de 45 jours le temps de procéder à l'organisation matérielle de son retour ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Madelaigue, vice-présidente, en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 11 mars 2025, en présence de la greffière, le rapport de Mme Madelaigue, aucune des parties n'étant présente ou représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M B né le 3 janvier 2003 à Maghnia (Algérie) a été interpellé et placé en garde à vue pour outrages et rébellion le 19 février 2025 avec un autre individu. Entendu sur sa situation administrative et personnelle il a notamment déclaré " être de nationalité algérienne, comprendre le français, être employé par Uber à Dax depuis le 17 février 2025, n'avoir aucune ressource, ni permis de conduire, être logé chez Mme D à Saint-Paul Lès Dax depuis 5 /6 jours, être célibataire et sans enfant, être arrivé en France le 2 octobre 2024 et n'avoir fait aucune démarche pour régulariser son séjour. Par un arrêté du 20 février 2025, la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination d'une éventuelle exécution d'office, et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée d'un an. Par une décision du même jour, cette même autorité a assigné M. B à résidence à Dax, dans le département des Landes. Par une requête enregistrée le 26 février 2025 M. B conteste l'obligation de quitter le territoire français.
2. M. B conteste l'identité du requérant désigné par la décision portant obligation de quitter le territoire. Il souhaite que soit reconsidérée cette décision qui mentionnerait deux noms différents. Toutefois, il ressort de cet arrêté qu'un seul individu est désigné par cet acte sous le nom de " M. A B ". Il ressort également du Procès-verbal établi le 20 février 2025 au sein des locaux du commissariat de Dax que le requérant s'est présenté sous ce nom. Et la requête écrite et signée de sa main fait également mention de l'identité " B A ". Dès lors, le moyen tiré d'une erreur concernant l'identité mentionnée dans l'arrêté attaqué, doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et la préfète des Landes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Fait à Pau, le 13 mars 2025.
La magistrate désignée,
F. MADELAIGUELa greffière,
M. C
La République mande et ordonne la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600984
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 12 mars 2026 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées avait assigné M. A... B... à résidence dans ce département. Le juge a retenu que le choix du lieu d'assignation, qui ne correspondait pas au lieu de résidence habituel de l'intéressé dans le Morbihan, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire a été rejeté.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601149
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. C... et l'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet des Landes avait commis une erreur manifeste d'appréciation en caractérisant une menace à l'ordre public, notamment en s'appuyant sur une garde à vue classée sans suite, et n'avait pas correctement pris en compte les liens personnels et familiaux stables de l'intéressé en France au regard des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. Les autres mesures (fixation du pays de destination, refus de délai de départ) sont tombées avec l'annulation de l'obligation de quitter le territoire.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601075
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de renouvellement de titre de séjour et prononçant une OQTF, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour. Le tribunal constate que la préfète a retiré en cours d'instance les décisions de rejet et d'OQTF. Il en déduit que la décision fixant un délai de départ volontaire, qui ne peut exister sans OQTF, est entachée d'illégalité et l'annule. Les textes appliqués sont l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601077
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car le mémoire complémentaire exposant les moyens a été déposé après l'expiration du délai de recours, en méconnaissance des articles R. 411-1 du code de justice administrative et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
02/04/2026