LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2501918

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2501918

vendredi 14 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2501918
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantOUDIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de plusieurs détenus du centre pénitentiaire de Lannemezan qui demandaient, sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, un constat de leurs conditions de détention au quartier disciplinaire (insuffisance de lumière, isolation défaillante, repas froids, absence d’ustensiles, douche exiguë). Le juge des référés a estimé que la mesure était dépourvue d’utilité, dès lors que le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (2022) et les informations non contestées fournies par le ministre de la justice permettaient déjà de décrire l’état des locaux et les conditions de détention. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juillet 2025, et un mémoire complémentaire, enregistré le 11 septembre 2025, M. A... B..., M. J... H... C..., M. I... D... et M. F... G..., représentés par Me Oudin, demandent au juge des référés d’ordonner un constat, sur le fondement des dispositions de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, aux fins de constater les conditions de détention qui leur sont imposées, et notamment de décrire les cellules et les installations sanitaires du quartier disciplinaire ainsi que les conditions d’éclairement et d’aération et les conditions dans lesquelles sont apportés les repas.

Ils soutiennent que :
- la mesure sollicitée présente bien une utilité et répond à une situation d'urgence, afin qu’il soit vérifié, dans les meilleurs délais, que les personnes détenues au quartier disciplinaire du centre pénitentiaire de Lannemezan ne soient plus exposées à des risques pour leur dignité et leur intégrité physique du fait notamment de l’insuffisance de lumière naturelle, de l’absence d’isolation efficace en hiver et en été, de la circonstance que la nourriture est systématiquement servie froide, de l’absence de fourniture d’ustensile de ménage et de l’exiguïté de la cabine de douche située à l’extérieur de la cellule ;
- le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté réalisé en 2022 ne comporte pas de photographies et ne précise pas d’informations relatives à la luminosité des cellules.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2025, le ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- M. B... n’est plus incarcéré au centre pénitentiaire de Lannemezan depuis le 18 juin 2025, date à laquelle il a été transféré à la maison centrale d’Arles ; il ne justifie donc plus d’un intérêt à demander un constat sur ces conditions de détention à Lannemezan ;
- les pièces produites à l’appui du mémoire permettent de décrire de manière suffisamment précise l’état des locaux en question, le constat est inutile ;
- les requérants refusent de quitter le quartier disciplinaire alors que leur sanction a été effectuée ;
- les conditions de détention ne sont pas constitutives d’un traitement inhumain et dégradant.

Vu les autres pièces du dossier

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 531-1 du code de justice administrative : « S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix ».

2. MM. B..., H... C..., I... et G... sont incarcérés au centre pénitentiaire de Lannemezan depuis respectivement le 7 juillet 2021, le 17 février 2022, le 16 décembre 2024 et le 16 octobre 2024. Ils font valoir que leurs conditions d’incarcération au sein du quartier disciplinaire les exposent à des risques pour leur dignité et leur intégrité physique du fait notamment de l’insuffisance de lumière naturelle, de l’absence d’isolation efficace en hiver et en été, de la circonstance que la nourriture est systématiquement servie froide, de l’absence de fourniture d’ustensile de ménage et de l’exiguïté de la cabine de douche située à l’extérieur de la cellule.

3. Dans son mémoire en défense du 28 août 2025, le garde des sceaux, ministre de la justice produit le rapport de visite du mois d’avril 2022 du contrôleur général des lieux de privation de liberté, qui permet de se rendre compte tant de l’état des locaux dans lesquels les requérants sont détenus, que de leurs conditions de détention notamment en matière d’hygiène, de salubrité et de restauration. Ce mémoire en défense comporte en outre les informations, non contestées, selon lesquelles les requérants ont systématiquement refusé de quitter leur cellule disciplinaire au terme des sanctions disciplinaires infligées. Dans ces conditions, et sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions des requérants tendant à ce que leurs conditions de détention au centre pénitentiaire de Lannemezan soient constatées, sont dépourvues d’utilité et doivent être, pour ce motif, rejetées.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de MM. B..., H... C..., I... et G... est rejetée.




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., M. J... H... C..., M. I... D..., M. F... G... et au garde des sceaux, ministre de la justice.


Fait à Pau, le 14 novembre 2025.


Le président du tribunal
juge des référés,

signé,

J-C. PAUZIÈS


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,
Signé, M. E...

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026