LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2503645

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2503645

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2503645
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantKIRIMOV

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Pau rejette la demande d'indemnisation de la requérante pour préjudice financier et moral lié au non-renouvellement de son contrat de travail par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan. La juridiction estime que la requête ne comporte aucun moyen opérant, car un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel de Bordeaux a déjà jugé l'absence de lien de causalité entre l'illégalité procédurale commise et les préjudices invoqués. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Kirimov, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Mont-de-Marsan au versement de la somme de 5 000 euros au titre de son préjudice financier et de 2 000 euros au titre de son préjudice moral subis du fait de l’illégalité commise par le centre hospitalier en refusant de renouveler son contrat de travail ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Mont-de-Marsan la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…)».

2. Par la présente requête, Mme A..., qui invoque l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux rendu le 10 juillet 2025, sous le n° 23BX01318, qui a annulé la décision du 2 septembre 2020 par laquelle le centre hospitalier a refusé de renouveler son contrat de travail, demande l’indemnisation du préjudice financier qui résulte des frais qu’elle a dû exposer pour la défense de ses intérêts en raison de la non-reconduction de son contrat et du préjudice moral en raison des actions contentieuses intentées qui se sont étalées sur plusieurs années qui l’ont plongée dans une dépression sévère pour laquelle elle continue d’être suivie.

3. D’une part, il ressort de la décision du 10 juillet 2025 de la cour administrative d’appel de Bordeaux, notamment au point 16, qu’il a été jugé que si Mme A... qui n’a été, ni mise à même de présenter des observations préalablement à la décision litigieuse, ni en mesure de demander la communication préalable de son dossier, était fondée à soutenir que le centre hospitalier a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, aucun lien de causalité entre le non-renouvellement de son contrat de travail et les préjudices financiers et moraux dont elle se prévaut ne pouvait être retenu, en raison des appréciations portées sur le savoir-être et les compétences de Mme A... qui se sont dégradées à compter de 2019, ce qui a justifié le non-renouvellement de son contrat, et qu’ainsi, la même mesure aurait pu légalement être prise, nonobstant les illégalités externes. Si la requérante soutient que la cour n’a pas été saisie d’une demande indemnitaire tendant à l’indemnisation des préjudices qui découlent de l’illégalité fautive tirée du vice de procédure du non-renouvellement de son contrat mais uniquement des conséquences de non-renouvellement, ce moyen n’est pas susceptible de prospérer dès lors que la cour administrative d’appel de Bordeaux s’est déjà prononcée sur le lien de causalité entre l’illégalité retenue dans sa décision du 10 juillet 2025 et les préjudices dont elle se prévaut.

4. D’autre part, et en ce qui concerne le préjudice financier qui résulte des frais exposés dans la défense de ses intérêts, il ressort du courrier du 2 décembre 2025 par lequel le centre hospitalier de Mont de Marsan a rejeté sa demande indemnitaire préalable, que la somme de 1 200 euros mise à la charge du centre hospitalier par la décision du 10 juillet 2025 au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, lui sera versée. Dès lors, le préjudice financier lié à la charge financière des actions en justice qu’elle a intentées sera réparé.

5. Par suite, la requête de Mme A..., qui ne comporte aucun moyen opérant, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Pau, le 18 mars 2026.

La présidente de la 1ère chambre,



F. MADELAIGUE

La République mande et ordonne au préfet des Landes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions