LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2204509

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2204509

mardi 25 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2204509
TypeDécision
PublicationC
Formation8e chambre
Avocat requérantGAUDRON

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 12 juillet 2022 sous le n° 2204509, M. F E, représenté par Me Gaudron, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision révélée par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de son avocat à percevoir la contribution versée par l'État au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que la décision :

- est entachée d'incompétence ;

- est entachée de défaut et d'erreur de motivation ;

- est entachée d'erreur de droit ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par lettre du 12 décembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer, le litige ayant perdu son objet, dès lors que postérieurement à l'introduction de la requête, la demande de titre de séjour de M. E a été enregistrée par la préfecture du Bas-Rhin et a fait l'objet d'une réponse.

Le préfet du Bas-Rhin a produit un mémoire le 28 février 2025, postérieurement à la clôture d'instruction, qui n'a pas été communiqué.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 avril 2023.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 25 septembre 2024 et le 29 novembre 2024 sous le n° 2407259, M. F E, représenté par Me Gaudron, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 février 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer sans délai un titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de son avocat à percevoir la contribution versée par l'État au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un vice de procédure concernant l'avis médical ;

- l'avis des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est irrégulier ;

- elle méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et, subsidiairement, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, subsidiairement, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, subsidiairement, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2024, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 décembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 janvier 2025.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sibileau, président,

- et les observations de Me Gaudron, avocat de M. E, présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. F E, ressortissant angolais né le 28 septembre 1993, est entré en France selon ses dires le 5 décembre 2018. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté le 31 janvier 2020 sa demande d'admission au statut de réfugié. Le 1er février 2021, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a confirmé la décision de l'OFPRA. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 3 février 2020. Il n'est pas contesté que la préfète du Bas-Rhin a refusé d'enregistrer le 7 juin 2022 la demande de titre de séjour formée par le requérant sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, par un arrêté du 12 août 2021, la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Il a de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 23 février 2023. Par un arrêté du 7 février 2024, la préfète du Bas-Rhin lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

2. Les requêtes n° 2204509 et n° 2407259, présentées pour M. E, concernent la situation de la même personne. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'étendue du litige :

3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Bas-Rhin a enregistré sa demande de titre de séjour et y a répondu par l'arrêté du 7 février 2024. Les conclusions à fin d'annulation de la décision révélée par laquelle la préfète a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de l'intéressé ayant ainsi perdu leur objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 février 2024 :

En ce qui concerne les moyens communs :

4. En premier lieu, par un arrêté du 26 janvier 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin, la préfète du Bas-Rhin a délégué sa signature à Mme D, cheffe du bureau de l'admission au séjour, en l'absence de M. C et de Mme A, afin de signer les décisions relevant de la direction des migrations et de l'intégration à l'exception d'un certain nombre d'actes dont ne relèvent pas les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme D, signataire de la décision attaquée, ne dispose pas d'une délégation de signature doit être écarté comme manquant en fait.

5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. M. E se prévaut de sa durée de présence en France ainsi que de la nécessité d'y poursuivre sa prise en charge médicale. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. E n'est présent en France que depuis quatre ans à la date de la décision attaquée, alors qu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 25 ans, et qu'il dispose d'attaches familiales en Angola où résident ses parents et ses trois frères. Par suite, compte tenu des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France, l'arrêté litigieux du 7 février 2024 n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Ainsi, la préfète du Bas-Rhin n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / (). ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. " Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application de ces dispositions : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. () ". Enfin, aux termes de l'article 6 du même arrêté : " () un collège de médecins () émet un avis () précisant : a) si l'état de santé du demandeur nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / () / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

8. D'une part, il ressort de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration que le médecin-rapporteur ayant rédigé le rapport préalable sur l'état de santé de M. E n'a pas siégé au sein du collège de médecins de l'Office.

9. D'autre part, l'avis du collège de médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de M. E nécessitait une prise en charge médicale, son défaut ne devrait pas entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il n'avait ainsi pas à se prononcer sur la disponibilité des soins dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés d'un vice de procédure ainsi que de l'irrégularité de cet avis ne peuvent qu'être écartés.

10. En second lieu, dans son avis du 6 novembre 2023, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que l'état de santé de M. E nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dans ces conditions, les éléments produits par le requérant ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation du collège de médecins selon laquelle l'intéressé pourrait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, l'arrêté litigieux, qui n'avait pas à reprendre tous les éléments de la situation personnelle du requérant, précise les dispositions légales sur lesquelles il s'appuie et rappelle de manière non stéréotypée les principales considérations relatives à la situation de M. E, notamment ses conditions d'entrée et de séjour en France, les suites données à sa demande d'asile ainsi que sa situation familiale. Par suite le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision doit être écarté. En outre, il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation individuelle de l'intéressé en prenant notamment en compte son état de santé.

12. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'ayant pas été prise sur le fondement d'une décision portant refus de titre de séjour illégale, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de l'erreur de droit dès lors que la préfète du Bas-Rhin aurait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, la préfète du Bas-Rhin n'a entachée sa décision ni d'un défaut de motivation, ni d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.

15. En second lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de destination n'a pas été prise sur le fondement d'une décision faisant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision révélée par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. E.

Article 2 : Le surplus de conclusions présentées par M. E est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E, à Me Gaudron et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 3 mars 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Sibileau, président,

- Mme Malgras, première conseillère,

- M. B, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 25 mars 2025.

Le président-rapporteur,

J.-B. SIBILEAUL'assesseure la plus ancienne,

S. MALGRAS

La greffière,

S. BILGER-MARTINEZ

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

S. Bilger-Martinez

Nos 2204509, 2407259

Décisions similaires

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306184

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de réinscription en première année de licence de droit. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (8e chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal juge irrecevables les conclusions à fin d'annulation, estimant que les courriers contestés (des 24 juillet et 24 novembre 2023) ne constituent pas des décisions administratives faisant grief, mais de simples lettres d'information, car ils ne faisaient pas suite à une demande d'inscription formelle de l'étudiante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la notion de décision faisant grief, sans citer de texte spécifique autre que le code de justice administrative pour le rejet des demandes subsidiaires (article L. 761-1).

23/03/2026

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501538

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante géorgienne par le préfet du Bas-Rhin. Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation. Il estime que la décision de refus de séjour pour raisons de santé est légale, l'avis du collège de l'OFII étant régulier et le défaut de soins ne pouvant entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les autres moyens, tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sont également écartés.

09/02/2026

TA67
← Retour aux décisions
Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500205

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 11 décembre 2024 par lequel le préfet du Bas-Rhin refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant afghan, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, présent en France depuis 2010. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de la violation de cette convention, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

09/02/2026

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305887

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le déféré du préfet du Haut-Rhin, qui demandait l'annulation partielle de la délibération du 2 mars 2023 de la communauté de communes Sundgau approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du secteur Ill et Gersbach, en tant qu'il classait 26,9 hectares en zone 1AU. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une publication incomplète des annexes d'assainissement, jugeant cette circonstance sans incidence sur la légalité de la délibération. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux fondés sur les articles L. 151-4, L. 151-5, L. 101-2 et R. 151-20 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'incompatibilité avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Sundgau et l'erreur manifeste d'appréciation.

09/02/2026