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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2305479

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2305479

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2305479
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL MPPB AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 31 juillet 2023 et le 24 avril 2024, M. A... B..., représenté par Me Muller-Pistré, demande au tribunal :

1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 108 413,10 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2023 et de leur capitalisation, en réparation du préjudice qu’il estime avoir subi du fait de la carence de l’Etat dans la transposition de la directive n° 80/987/CEE du 20 octobre 1980 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’Etat a commis une faute grave de nature à engager sa responsabilité en transposant tardivement l’article 8 de la directive n° 80/987 du 20 octobre 1980 ; cette responsabilité est entièrement engagée, y compris pour la période allant de 1994 à 2007 ;
- alors que la société qui l’employait est devenue insolvable le 2 décembre 2015, il n’a pas pu bénéficier des garanties reconnues par l’article 8 de la directive n° 80/987 du 20 octobre 1980 ; l’Etat doit être condamné à réparer intégralement et non partiellement son préjudice ;
- il aurait dû continuer à percevoir une rente trimestrielle moyenne de retraite supplémentaire de 1 398,85 euros ; eu égard à son année de naissance et son espérance de vie, il aurait dû obtenir une somme de 41 698,50 euros, pour la période allant du mois de septembre 2015 au mois de mars 2023, ainsi qu’une somme de 66 717,60 euros, jusqu’à la fin de sa retraite ;
- sa créance, qui est une créance à exécution successive, n’est pas prescrite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2024, le ministre du travail, des solidarités et de la santé conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- à titre principal, la créance dont le requérant sollicite le paiement est prescrite ;
- à titre subsidiaire, l’indemnisation due par l’Etat doit correspondre à la moitié de la valeur des droits à retraite supplémentaire auxquels le requérant pouvait prétendre à la date d’insolvabilité de la société Akers ; cette indemnisation doit être diminuée de la part des droits à la retraite dont la perte n’est pas directement imputable à l’Etat, en l’espèce pour la période du 11 août 1994 au 31 octobre 2007 ;
- les pièces produites par le requérant ne permettent pas de déterminer le montant de son préjudice.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la directive 80/987/CEE du Conseil du 20 octobre 1980 ;
- la directive 2008/94/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2008 ;
- le code de commerce ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 94-678 du 8 août 1994 ;
- la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 ;
- la loi n° 2003-1199 du 18 décembre 2003 ;
- loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009 ;
- l’ordonnance n° 2015-839 du 9 juillet 2015 ;
- le décret n° 2007-1903 du 26 décembre 2007 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Foucher, rapporteure,
- les conclusions de M. Biget, rapporteur public,
- les observations de Me Muller-Pistré, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :

M. B..., ancien salarié de la société Akers France, percevait depuis le 1er novembre 2007, outre les prestations des régimes d’assurance vieillesse de base et complémentaire, une pension de retraite supplémentaire versée par l’institution de retraite Usinor Sacilor et financée par des appels de fonds auprès de son ancien employeur. A la suite du placement en redressement judiciaire de la société Akers France par un jugement du tribunal de grande instance de Thionville du 3 décembre 2015, il a été informé, par un courrier du 11 janvier 2016, de l’interruption du versement de sa pension de retraite supplémentaire, au motif que la société Akers France n’était plus en mesure d’honorer les appels de fonds de l’institution de retraite Usinor Sacilor. La société Akers France a été placée en liquidation judiciaire par un jugement du tribunal de grande instance de Thionville du 30 mars 2016. Par un courrier du 15 mai 2023, M. B... a demandé au ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion une indemnisation correspondant au montant de la pension de retraite supplémentaire qu’il aurait dû percevoir, en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de la mauvaise transposition de l’article 8 de la directive 80/987/CEE du Conseil du 20 octobre 1980 concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur. Cette demande ayant été implicitement rejetée, M. B... demande au tribunal, par la présente requête, de condamner l’Etat à lui verser la somme de 108 413,10 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.

En premier lieu, aux termes de l’article 8 de la directive 80/987/CEE du Conseil du 20 octobre 1980 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives à la protection des travailleurs salariés en cas d'insolvabilité de l'employeur, dont le délai de transposition expirait le 22 octobre 1983 et dont les dispositions ont été ultérieurement reprises à l’article 8 de la directive 2008/94/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2008 relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur : « Les États membres s’assurent que les mesures nécessaires sont prises pour protéger les intérêts des travailleurs salariés et des personnes ayant déjà quitté l’entreprise ou l’établissement de l’employeur à la date de la survenance de l’insolvabilité de celui-ci, en ce qui concerne leurs droits acquis, ou leurs droits en cours d’acquisition, à des prestations de vieillesse, y compris les prestations de survivants, au titre de régimes complémentaires de prévoyance professionnels ou interprofessionnels existant en dehors des régimes légaux nationaux de sécurité sociale ».

Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, notamment de son arrêt Robins du 25 janvier 2007 (C-278/05), que ces dispositions doivent être interprétées en ce sens que si le financement des droits acquis à des prestations de vieillesse au titre des régimes qu’elles mentionnent ne doit pas nécessairement, en cas d’insolvabilité de l’employeur et d’insuffisance des ressources du régime considéré, être assuré par l’Etat lui-même ni être intégral, l’Etat doit toutefois prendre les mesures nécessaires, par exemple par la mise à la charge des employeurs d’une obligation d’assurance ou par la mise en place d’une institution de garantie, pour que chaque salarié, dans un tel cas, bénéficie au titre de ce régime de prestations de vieillesse correspondant au moins à la moitié de la valeur de ses droits acquis.

Pour sécuriser les droits des salariés et anciens salariés aux prestations des régimes supplémentaires de retraite, la loi du 8 août 1994 relative à la protection sociale complémentaire des salariés et portant transposition des directives n° 92-49 et n° 92-96 des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des Communautés européennes a encadré, sous la dénomination d’institutions de retraite supplémentaire, les institutions paritaires qui, sans avoir le statut d’institutions de prévoyance, versaient des prestations de retraite s'ajoutant à celles servies par les institutions de retraite complémentaire. En particulier, son article 11 a inséré dans le code de la sécurité sociale un article L. 941-2 ainsi rédigé : « Les institutions de retraite supplémentaire constituent des provisions représentées par des actifs équivalents pour couvrir les engagements qu'elles prennent à l'égard de leurs membres participants et des bénéficiaires. La constitution des provisions peut être limitée à la couverture des engagements nés après la date de publication de la loi n° 94-678 du 8 août 1994 relative à la protection sociale complémentaire des salariés et portant transposition des directives n° 92-49 et n° 92-96 des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des communautés européennes. / Toutefois, l'obligation instituée par l'alinéa précédent est également considérée comme remplie lorsque les engagements susvisés sont garantis : / 1° Par un organisme mentionné à l'article premier de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 renforçant les garanties offertes aux personnes assurées contre certains risques ou mentionné à l'article premier de la loi n° 84-46 du 24 janvier 1984 relative à l'activité et au contrôle des établissements de crédit dans le cadre d'un contrat ou d'une convention souscrit soit par l'institution, soit par la ou les entreprises adhérentes ; / 2° Par des provisions constituées par la ou les entreprises adhérentes, dès lors que le risque lié à l'insolvabilité du ou des employeurs est couvert dans des conditions fixées par décret ».

En l’absence d’adoption du décret auquel renvoyaient ces dernières dispositions du 2° de l’article L. 941-2 du code de la sécurité sociale résultant de la loi du 8 août 1994, l’application de ces dispositions, prévoyant la faculté de satisfaire à l’obligation instituée par cet article par des provisions constituées par la ou les entreprises adhérentes, faculté dont le législateur avait entendu subordonner la mise en œuvre à la couverture du risque d’insolvabilité de ces entreprises, était manifestement impossible. Toutefois, cette carence du pouvoir réglementaire n’a pas fait obstacle à l’entrée en vigueur des autres dispositions du même article L. 941-2, dont les trois premiers alinéas étaient suffisamment précis et pouvaient entrer en vigueur indépendamment de la faculté prévue par les dispositions de son 2°. Il en résulte que les engagements des institutions de retraite supplémentaire nés à compter du 11 août 1994 devaient être provisionnés par ces institutions ou garantis auprès d’une entreprise d’assurance, d’une institution de prévoyance, d’une mutuelle ou d’un établissement de crédit.

La loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites a prévu la suppression des institutions de retraite supplémentaire au plus tard le 31 décembre 2008 en leur ouvrant notamment la possibilité, dont a fait usage l’institution de retraite Usinor Sacilor, de se transformer en institutions de gestion de retraite supplémentaire, organismes dont le seul objet est la gestion administrative du ou des régimes de retraite supplémentaire ou d'indemnités de fin de carrière de leurs entreprises adhérentes. Le VI de l’article 116 de la loi dispose qu’un décret détermine les conditions dans lesquelles les institutions de retraite supplémentaire qui se transforment en institutions de gestion de retraite supplémentaire transfèrent à une institution de prévoyance, une entreprise d’assurance ou une mutuelle les provisions ou réserves qu’elles ont constituées. L’article 4 du décret du 26 décembre 2007 relatif au transfert par les institutions de gestion de retraite supplémentaire de leurs provisions ou réserves, pris pour l’application de ces dispositions, prévoit que les sommes ainsi transférées, sauf à ce qu’elles excèdent le montant des engagements correspondants, ne peuvent être utilisées que pour le paiement des prestations relatives à ces engagements et des éventuels frais de gestion des prestations, ainsi que pour le financement éventuel du surcroît de l'exigence de marge de solvabilité engendré par le transfert des provisions ou réserves.

Si le législateur a ainsi pris des mesures propres à garantir, contre le risque lié à l’insolvabilité des employeurs, les engagements portés par les institutions de retraite supplémentaire qui sont nés entre le 11 août 1994 et la transformation de ces institutions en institutions de gestion de retraite supplémentaire, en revanche, aucune disposition ne faisait obligation à une entreprise adhérant à une institution de gestion de retraite supplémentaire ni à une telle institution de couvrir les engagements antérieurs au 11 août 1994 ou postérieurs à la création de l’institution. Ni les dispositions de l’article 115 de la loi du 21 août 2003 soumettant les entreprises à une contribution spécifique en cas de régime de retraite subordonnant la constitution de droits à prestations à l’achèvement de la carrière du salarié dans l’entreprise, ni celles de l’article 11 de la loi du 18 décembre 2003 de financement de la sécurité sociale pour 2004 prévoyant des exonérations sociales pour favoriser la constitution de provisions destinées à couvrir des engagements de retraite supplémentaire ne peuvent être regardées comme assurant une complète transposition des objectifs de l’article 8 de la directive 80/987/CEE du Conseil du 20 octobre 1980. La nécessité de compléter la transposition de la directive a d’ailleurs conduit à l’adoption de l’ordonnance du 9 juillet 2015 relative à la sécurisation des rentes versées dans le cadre des régimes de retraite mentionnés à l'article L. 137-11 du code de la sécurité sociale, entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2016. Ainsi, à la date à laquelle la société Akers France a été placée en redressement judiciaire, les dispositions législatives et réglementaires applicables ne garantissaient pas que les salariés, en cas d’insolvabilité de leur employeur, puissent, quelle que soit la date de naissance des engagements, bénéficier de prestations de retraite supplémentaire correspondant au moins à la moitié de la valeur de leurs droits acquis au titre d’un tel régime.

Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 7 que les droits à retraite supplémentaire de M. B..., nés entre le 11 août 1994 et l’entrée en vigueur de la loi du 21 août 2003 ouverts à la liquidation de sa retraite le 1er novembre 2007 auraient dû être garantis par un organisme assureur ou un établissement de crédit ou bien provisionnés par l’institution de retraite Usinor Sacilor et les provisions correspondantes ultérieurement transférées dans des conditions garantissant leur utilisation pour le paiement des prestations relatives à ces engagements. Dès lors, la perte des droits à pension acquis au titre de la période comprise entre le 11 août 1994 et le 21 août 2003, à la suite de l’insolvabilité de la société Akers France, n’est pas directement imputable à la faute résultant du caractère incomplet de la transposition de l’article 8 de la directive 80/987, remplacée par la directive 2008/94. Il s’ensuit que le requérant est seulement fondé à demander réparation à l’Etat, à raison de cette même faute, de la perte des droits à la retraite supplémentaire nés en dehors de cette période.

En second lieu, aux termes du premier alinéa de l’article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics : « Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ». Aux termes de l’article 2 de la même loi : « La prescription est interrompue par : / Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; / Toute communication écrite d'une administration intéressée, même si cette communication n'a pas été faite directement au créancier qui s'en prévaut, dès lors que cette communication a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance ; / Toute émission de moyen de règlement, même si ce règlement ne couvre qu'une partie de la créance ou si le créancier n'a pas été exactement désigné. / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ». Aux termes de l’article 3 de la même loi : « La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ».

D’une part, les préjudices dont le requérant demande à être indemnisé sont nés, et leur étendue a pu être déterminée, dès l’interruption du versement de sa pension de retraite supplémentaire. En l’espèce, cette interruption était consécutive au placement en redressement judiciaire de la société Akers France le 3 décembre 2015 et a été matérialisée, à tout le moins, par le courrier adressé à l’intéressé le 11 janvier 2016. A cette date, la réalité et l'étendue de ces préjudices ont été entièrement révélées, ces préjudices étant connus et pouvant être exactement mesurés. Ainsi, contrairement à ce qu’allègue le requérant, les préjudices dont il sollicite l’indemnisation ne présentaient pas de caractère évolutif justifiant que la créance indemnitaire en résultant doive être rattachée à chacune des années au cours desquelles il aurait dû percevoir la pension de retraite supplémentaire.

D’autre part, le requérant ne saurait, en l’espèce, être légitimement regardé comme ayant ignoré l’existence de sa créance jusqu’à l’intervention de la décision de la Section du contentieux du Conseil d’Etat du 21 octobre 2019 n° 421577 statuant sur la transposition de l’article 8 de la directive 80/987/CEE du Conseil du 20 octobre 1980 en droit interne, laquelle n’a ainsi pas été de nature à faire courir de nouveau le délai de prescription.

Enfin, il résulte de l’instruction que le requérant a déclaré sa créance auprès du mandataire judiciaire de la société Akers France à la suite de son placement en redressement judiciaire. A supposer qu’il puisse bénéficier d’une interruption de la prescription jusqu’à l’ordonnance du tribunal de grande instance de Thionville du 25 juin 2018 statuant sur la créance litigieuse, le délai de prescription quadriennale a, en tout état de cause, de nouveau couru à partir du 1er janvier 2019 en application des règles énoncées au point 9. Dans ces conditions, et alors que le requérant n’a présenté sa réclamation indemnitaire préalable que le 15 mai 2023, le ministre chargé du travail est fondé à soutenir que la créance de l’intéressé est, en tout état de cause, prescrite.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par le requérant, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.



D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre du travail et des solidarités.
Délibéré après l’audience du 9 juin 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Haudier, présidente,
Mme Foucher, première conseillère,
M. Muller, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.


La rapporteure,

A.-V. Foucher
La présidente,


G. Haudier

La greffière,

C. Haas



La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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