Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la communauté de communes de la région de Molsheim-Mutzig pour les dommages causés par l’entretien d’une aire d’accueil de gens du voyage. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car M. B... n’a pas produit, dans le délai imparti, la demande indemnitaire préalable exigée par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 mars 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner la communauté de communes de la région de Molsheim-Mutzig à réparer les conséquences dommageables résultant de l’entretien de l’aire d’accueil de gens du voyage située à proximité de sa propriété privée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…). ».
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».
Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…). ».
Aux termes du deuxième alinéa de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».
M. B... a été invité le 7 mai 2026 sur l’application « Télérecours citoyens », à produire dans un délai de quinze jours, la demande indemnitaire préalable adressée à l’administration. En l’absence de consultation de cette lettre dans les deux jours ouvrés à compter de sa mise à disposition, M. B... est réputé, en application des dispositions précitées, en avoir reçu communication au plus tard le 11 mai 2026. Par suite, les conclusions indemnitaires de M. B..., qui n’ont pas été régularisées dans le délai imparti, sont ainsi entachées d’une irrecevabilité manifeste.
Il résulte de ce qui précède que la requête susvisée doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Strasbourg, le 1er juin 2026.
Le président de la 5e chambre,
C. CARRIER
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,