LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2602293

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2602293

mercredi 8 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2602293
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande de suspension d'une exclusion définitive d'un lycéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (défaut de mention des voies de recours, disproportion de la sanction) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision du conseil de discipline. Par conséquent, la sanction d'exclusion prononcée par le lycée Robert Schuman de Metz reste exécutoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mars 2026, Madame B... D..., agissant en qualité de représentante légale de son fils mineur A... D..., demande au juge des référés :
de suspendre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision du 13 janvier 2026 par laquelle le conseil de discipline du lycée Robert Schuman a prononcé la sanction d’exclusion définitive de son fils A... de l’établissement ;

d’enjoindre au lycée Robert Schuman de lui délivrer, à titre provisoire, une autorisation de réintégration de son fils dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa situation ;

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie dès lors que la sanction d’exclusion définitive compromet gravement la continuité du parcours de son fils en l’empêchant d’accéder à l’établissement, aux cours et aux évaluations, notamment aux épreuves anticipées du baccalauréat de français ;
- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ;
- l’absence de mention des voies et délais de recours l’a empêchée d’exercer le recours administratif préalable obligatoire devant le recteur de l’académie et a porté atteinte à son droit au recours effectif ;
- la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors que la sanction d’exclusion définitive de l’établissement est disproportionnée au regard des faits.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2026, le recteur de l’académie de Nancy-Metz conclut, à titre principal, à l’irrecevabilité de la requête en raison l’absence de recours administratif obligatoire préalable et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête en ce qu’elle est mal fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête en annulation présentée par Mme D... sous le n° 2602292.

Vu :
le code de l’éducation ;
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Strasbourg a désigné M. C..., pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Bilger-Martinez, greffière d’audience, M. C... a lu son rapport et entendu :
- les observations de M. E... pour le recteur de l’académie de Nancy-Metz qui reprend les éléments de son mémoire en défense.

Mme D... n’était ni présente, ni représentée.

La clôture de l’instruction a été reportée au mercredi 1er avril à 12h en application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :


Au cours de l’année scolaire 2025-2026, M. A... D... a été scolarisé en classe de 1ère STMG au sein du lycée Robert Schuman à Metz. Par une décision du 13 janvier 2026, le conseil de discipline de l’établissement a prononcé à son encontre une sanction d’exclusion définitive de l’établissement au motif qu’il se serait introduit dans un local interdit aux élèves et aurait porté atteinte à la sécurité. Par sa requête, Mme D..., en tant que représentante légale de son fils mineur A... D..., demande la suspension de l’exécution de cette décision sur le fondement des dispositions de l’article L.521-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ».


En l’espèce, aucun des moyens susvisés présentés par Mme D... contre la sanction d’exclusion définitive de son fils du lycée Robert Schuman n’est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence et la fin de non-recevoir opposée par le recteur de l’académie de Nancy-Metz, les conclusions de la requête présentées contre cette décision, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.


Par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction ne peuvent être accueillies.



O R D O N N E :




La requête présentée par Mme D... est rejetée.


La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D... et au ministre de l’éducation nationale. Copie en sera adressée au recteur de l’académie de Nancy-Metz.



Fait à Strasbourg, le 8 avril 2026.


Le juge des référés,




J.I GGERT



La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




S. Bilger-Martinez

Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions