LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2105742

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2105742

mardi 13 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2105742
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSCP MERMILLON - RAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 juillet 2021, 29 septembre 2021 et 4 février 2022, la société civile immobilière Noirot A, représentée Me Mermillon, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée réclamés au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017 ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) à titre subsidiaire, d'en prononcer la réduction ;

3°) en toute hypothèse, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la procédure de taxation d'office est irrégulière, dès lors que l'administration ne démontre pas que le terrain de golf qu'elle loue à la société Golf de Fleurance Nouvelle Société aurait le caractère d'un terrain aménagé au sens et pour l'application des dispositions du 2° du D de l'article 261 du code général des impôts ; le bien qu'elle loue à la société Golf de Fleurance Nouvelle Société ne se limite, en outre, pas à un terrain de golf et comprend également des bâtiments loués nus ; l'administration ne peut, par ailleurs, pas fonder l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée de l'opération de location en cause sur sa seule doctrine ;

- pour les mêmes motifs, les rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui sont réclamés sont mal fondés ;

- le délai de reprise de l'administration était expiré, dès lors que ni la proposition de rectification du 18 janvier 2019 ni l'avis de mise en recouvrement du 15 avril 2019 ne lui ont été régulièrement notifiés ;

- si l'assujettissement des loyers à la taxe sur la valeur ajoutée devait être confirmé, alors la base imposable devrait être fixée à 32 675 euros pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 ;

- en pareille hypothèse, elle serait, en outre, en droit de solliciter la déduction de la taxe acquittée en amont.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2022, le directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la société civile immobilière Noirot A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 16 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gros, conseillère,

- et les conclusions de Mme Lacroix, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) Noirot A loue à la société à responsabilité limitée (SARL) Golf de Fleurance Nouvelle Société un terrain de golf de neuf trous avec dépendances, club house et restaurant. Estimant qu'elle avait opté pour l'assujettissement des loyers afférents à la taxe sur la valeur ajoutée en application du 2° de l'article 260 du code général des impôts, sans déposer toutefois de déclarations à ce titre, l'administration l'a assujettie à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017, assortis d'intérêts de retard et de la majoration de 10 %, selon la procédure de taxation d'office. Saisie d'une réclamation contentieuse le 6 mai 2021, l'administration a, par une décision du 3 juin 2021 procédé à une substitution de base légale, estimant désormais que l'opération de location en cause était soumise de plein droit à la taxe sur la valeur ajoutée en application de l'article 256 du code général des impôts, ainsi qu'à la réduction de la base imposable. Elle a, en conséquence, prononcé le dégrèvement des impositions litigieuses à hauteur de 3 564 euros ainsi que des pénalités à hauteur de 424 euros. La SCI Noirot A demande au tribunal de prononcer, à titre principal, la décharge des impositions et pénalités laissées à sa charge et, à titre subsidiaire, leur réduction.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article 269 du code général des impôts : " () 2. La taxe est exigible : / () c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. () ".

3. Aux termes de l'article L. 176 du livre des procédures fiscales : " Pour les taxes sur le chiffre d'affaires, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible conformément aux dispositions du 2 de l'article 269 du code général des impôts. () ".

4. Aux termes de l'article L. 189 du même livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, de même que par tout acte comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous les autres actes interruptifs de droit commun. () ". Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () ".

5. Aux termes de l'article L. 256 du livre des procédures fiscales : " Un avis de mise en recouvrement est adressé par le comptable public compétent à tout redevable des sommes, droits, taxes et redevances de toute nature dont le recouvrement lui incombe lorsque le paiement n'a pas été effectué à la date d'exigibilité. () ". Aux termes de l'article R. 256-6 du même livre : " La notification de l'avis de mise en recouvrement comporte l'envoi au redevable, soit au lieu de son domicile, de sa résidence ou de son siège, soit à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître au service compétent de la direction générale des finances publiques ou au service des douanes et droits indirects compétent, de l'" ampliation " prévue à l'article R. * 256-3. () ". L'avis de mise en recouvrement, titre exécutoire authentifiant la créance de l'administration qui, d'une part, interrompt la prescription de l'action en répétition et, d'autre part, ouvre le délai de la prescription de l'action en recouvrement pour les sommes qui sont énoncées sur ce titre, ne produit ces effets qu'à compter de la date à laquelle il a été régulièrement notifié au contribuable concerné.

6. Le droit de reprise de l'administration s'exerçait jusqu'au 31 décembre 2019 s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée devenue exigible en 2016 et jusqu'au 31 décembre 2020 s'agissant de celle devenue exigible en 2017. L'administration fait valoir qu'elle a adressé à la société Noirot A un pli contenant une proposition de rectification en date du 18 janvier 2019, avisé le 23 janvier 2019 et non réclamé. La société requérante soutient, toutefois, que ce document, envoyé au 125 avenue de Versailles à Paris, qui n'est pas l'adresse de son siège social, situé rue d'Auch à Fleurance, ne lui est jamais parvenu. En défense, l'administration n'apporte aucune précision s'agissant de l'adresse à laquelle la proposition de rectification a été envoyée et n'établit notamment pas que celle-ci lui aurait été communiquée par la société elle-même. Dans ces conditions, la notification de ladite proposition de rectification, qui ne peut être regardée comme régulière, n'a pas interrompu la prescription, qui demeurait acquise au 31 décembre 2019 s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée devenue exigible en 2016 et au 31 décembre 2020 s'agissant de celle devenue exigible en 2017. Si un avis de mise en recouvrement a été émis dès le 15 avril 2019, il résulte de l'instruction que le pli contenant l'ampliation prévue à l'article R. 256-3 du livre des procédures fiscales a été retourné à l'administration revêtu de la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". L'adresse qu'il comportait, 123 chemin de Grange Blanche à Corbas, ne correspondant pas à l'adresse du siège social de la SCI Noirot A et l'administration ne justifiant pas qu'elle lui aurait été communiquée par la société elle-même, la notification de l'avis de mise en recouvrement ne peut davantage être regardée comme régulière. Dans ces conditions, à défaut de notification régulière d'un titre exécutoire dans le délai de reprise de trois ans prévu par l'article L. 176 du livre des procédures fiscales, la SCI Noirot A est fondée à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des pénalités en litige, atteints par la prescription.

Sur les frais liés au litige :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à la société Noirot A d'une somme de 1 500 euros au titre de ses frais d'instance.

D E C I D E:

Article 1er : La SCI Noirot A est déchargée des rappels de taxe sur la valeur ajoutée réclamés au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 ainsi que des pénalités correspondantes.

Article 2 : L'Etat versera à la SCI Noirot A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Noirot A et au directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,

Mme Tocut, première conseillère,

Mme Gros, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.

La rapporteure,

R. Gros

Le président,

M. ALa greffière,

T. Andujar

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions