mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203203 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PRUDON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2022, la commune de Beauvallon, représentée par Me Drouin, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert chargé de se prononcer sur les causes et les conséquences des infiltrations d'eau qui affectent le bâtiment multifonction sis 169 rue du Pilat.
Elle soutient que :
- les travaux afférents aux différents lots de construction du bâtiment multifonction sis 169 rue du Pilat ont été réceptionnés le 30 avril 2012 avec réserves ;
- dès le 19 juillet 2012, des infiltrations d'eau ont été constatées sur l'auvent sud du bâtiment et, malgré des réparations, des infiltrations sont toujours présentes notamment les jours venteux ;
- l'expertise permettra de déterminer l'origine de ces fuites, de fixer leur caractère décennal et les modalités de reprise.
Par un mémoire, enregistré le 13 mai 2022, la société L'Auxiliaire, représentée par la SELARL Piras et Associés, formule les protestations et réserves d'usage sur la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire, enregistré le 16 mi 2022, la société Groupama Rhône Alpes Auvergne, représentée par Me Barre, formule toutes protestations et réserves d'usage utiles sur la mesure d'instruction sollicitée.
Par un mémoire, enregistré le 17 mai 2022, la société Ataub Arto Architectes, représentée par Me Prudon, demande au juge des référés :
1°) de faire droit à la demande d'expertise, à laquelle elle s'associe ;
2°) d'étendre l'expertise à la société Qualiconsult, bureau de contrôle dont la mission est en relation avec les ouvrages affectés de désordres et dont la responsabilité est susceptible d'être recherchée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2022, la société SMABTP, représentée par Me Ducrot, demande au juge des référés :
1°) de constater que, sous les plus expresses réserves de garantie et de responsabilités, elle formule les protestations et réserves d'usage quant à la mesure d'instruction sollicitée ;
2°) de réserver les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022, les sociétés Asten et Axa France Iard, représentées par la SELARL Duflot et associés, demandent au juge des référés :
1°) de leur donner acte de leurs plus expresses réserves de recevabilité, de garantie et de bien-fondé quant à la mesure d'expertise sollicitée ;
2°) de compléter la mission de l'expert, afin de fixer le coefficient de vétusté et déterminer la plus-value apportée aux ouvrages par les solutions préparatoires préconisées par l'expert.
Elles soutiennent qu'il est de jurisprudence constante, d'une part, qu'il doit être tenu compte la vétusté de l'ouvrage notamment lorsque les nouveaux désordres apparaissent en limite de garantie décennale et, d'autre part, que le coût des améliorations de l'ouvrage doit être conservé à la charge du maître d'ouvrage.
Par un mémoire, enregistré le 1er juillet 2022, la société Axa France Iard, agissant en qualité d'assureur de la société Sud Nord Menuiserie Aluminium, représentée par Me Barthélémy, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ses protestations et réserves quant à la mesure d'expertise sollicitée ;
2°) de réserver les dépens.
La requête a été régulièrement communiquée aux sociétés Lachand, André Vaganay, Sud Nord Menuiserie Aluminium, MJ Synergie, Vincent, Mutuelle des architectes français et Qualiconsult qui n'ont pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C, première vice-présidente, en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. La demande d'expertise présentée par la commune de Beauvallon, aux fins de déterminer les causes et les conséquences des infiltrations d'eau affectant le bâtiment sis 169 rue du Pilat, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.
3. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de déclarations, de réserves ou d'intentions. Par suite, les conclusions des défendeurs tendant à ce qu'il leur soit donné acte de leurs protestations et réserves sont rejetées.
4. En l'espèce, rien ne s'oppose à ce que les opérations d'expertise soient rendues communes et opposables à la société Qualiconsult.
5. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais de l'expertise seront liquidés et taxés par ordonnance laquelle désignera la partie qui les supportera. Par suite, les conclusions des sociétés SMABTP et Axa France Iard relatives aux dépens ne peuvent qu'être rejetées.
ORDONNE
Article 1er : M. B A, demeurant 47 montée de la Vigourette à Cailloux-sur-Fontaines (69270), est désigné comme expert avec pour mission de :
1°- se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ;
2°- rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées à chacune des parties à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ; informer les parties qu'il est de leur intérêt d'appeler immédiatement telles entreprises dont la responsabilité serait mise en évidence au cours des premières opérations d'expertise ;
3°- préciser la chronologie des opérations de construction, ainsi que celles des opérations de réception, la nature des réserves dont cette réception aurait été assortie et les suites données à celles-ci ;
4°- décrire les désordres affectant l'ouvrage, en lien avec ceux indiqués ci-dessus, et en indiquer la nature et l'étendue ; pour chacun d'eux, déterminer la date de la première apparition, et préciser, si, à la date de la réception, il était apparent, ou tout au moins prévisible, en tout cas dans toutes ses conséquences ;
5°- fournir tous éléments permettant d'apprécier si chacun de ces désordres met l'ouvrage en péril ou le rendent impropre à sa destination, et donner son avis sur ce point ;
6°- donner son avis sur la ou les causes de chaque désordre (vice de conception, défaut de surveillance, faute d'exécution, manquement aux règles de l'art, qualité des matériaux utilisés, insuffisance d'entretien, ou tout autre cause) ; si les dommages sont dus à plusieurs causes, fournir tous éléments permettant d'apprécier dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles et donner son avis sur ce point ;
7°- décrire les travaux de nature à faire cesser les désordres et à remettre l'ouvrage en l'état prévu par le marché ; en évaluer le coût et en fixer la durée compte tenu des nécessités de leur conception, de la passation des marchés, et de l'exécution des travaux ;
8°- donner son avis sur l'existence d'améliorations et/ou de plus-values apportées à l'ouvrage par les préconisations des éventuelles solutions techniques ;
9°- donner son avis sur les préjudices de toute nature subis du fait desdits désordres et en évaluer le montant ;
10°- de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;
11°- établir une synthèse non technique des réponses aux questions posées, et, s'il y a lieu, proposer une répartition motivée des responsabilités en pourcentage ;
12° - tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expertise aura lieu en présence de la commune de Beauvallon et des sociétés Ataub Arto Architectes, Lachand, Asten, André Vaganay, Sud Nord Menuiserie Aluminium, MJ Synergie, Vincent, Mutuelle des architectes français, L'Auxiliaire, Axa France Iard, SMABTP, Groupama Rhône Alpes Auvergne et Qualiconsult.
Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Beauvallon, aux sociétés Ataub Arto Architectes, Lachand, Asten, André Vaganay, Sud Nord Menuiserie Aluminium, MJ Synergie, Vincent, Mutuelle des architectes français, L'Auxiliaire, Axa France Iard, SMABTP, Groupama Rhône Alpes Auvergne et Qualiconsult, et à l'expert.
Fait à Lyon, le 19 juillet 2022.
Le juge des référés,
S. C
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Conseil d'État — N° 507200
**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 506535
Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 504834
Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 508061
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