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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2207349

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2207349

mardi 26 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2207349
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantROBBE ALEXIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 29 septembre 2022 et 8 avril 2024, M. B... Do’o et Mme E... Do’o, représentés par Me Robbe, demandent au tribunal :

1°) d’annuler les décisions implicites nées les 10 et 13 août 2022 par lesquelles le préfet de la Loire et le maire de Saint-Martin-la-Plaine ont refusé de prescrire l’exécution d’office des travaux de remise en état de la parcelle AH 75, telle qu’ordonnée par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne ;

2°) d’enjoindre à l’Etat et à la commune de Saint-Martin-la-Plaine de procéder à l’exécution d’office desdits travaux, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Martin-la-Plaine le versement de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- leur requête conserve un objet, dès lors que le jugement rendu par le tribunal correctionnel du 18 mai 2020 n’a pas été entièrement exécuté ;
- leur requête est recevable, dès lors qu’ils justifient d’un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- la remise en état ordonnée par le jugement du tribunal correctionnel de Saint-Etienne, confirmée par la cour d’appel de Lyon, n’est pas achevée malgré l’expiration du délai imparti pour ce faire aux propriétaires de la parcelle AH 75, de sorte que le préfet et le maire de Saint-Martin-la-Plaine étaient tenus d’en assurer d’office l’exécution, sans qu’aucun motif relatif à la sauvegarde de l’ordre ou à la sécurité publics ne puisse être opposé.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 mars 2024, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est dépourvue d’objet dès lors que le jugement correctionnel a été entièrement exécuté avant l’introduction de la requête ;
- cette requête est également irrecevable, faute pour les requérants de démontrer leur intérêt pour agir ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens invoqués n’est fondé.

Par une ordonnance du 8 avril 2024, la clôture de l’instruction a été fixée au 26 avril 2024.

La procédure a été communiquée à la commune de Saint-Martin-la-Plaine, qui n’a pas produit d’observations.

Par un courrier du 5 novembre 2024, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611‑7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d’office un moyen d’ordre public, tiré de situation de la situation de compétence liée dans laquelle le préfet de la Loire se trouvait pour rejeter la demande de M. et Mme A... tendant à la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme, dès lors qu’à la date à laquelle le préfet a implicitement rejeté cette demande, soit le 10 août 2022, il n’était pas compétent pour ordonner cette mesure, le maire de Saint-Martin-la-Plaine, qui ne s’était pas encore prononcé sur la demande des époux Do’o, étant compétent en premier chef et n’ayant pas fait preuve, à cette même date, d’une carence justifiant que le préfet se substitue à lui.

Une réponse à ce moyen d’ordre public a été enregistrée le 7 novembre 2024 pour M. et Mme A....

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- les observations de Me Robbe, pour M. et Mme A... et celles de M. C..., représentant le préfet de la Loire.


Considérant ce qui suit :

M. et Mme A... sont propriétaires d’une maison d’habitation située au lieu-dit « F... » sur le territoire de la commune de Saint-Martin-la-Plaine, voisine des parcelles cadastrées AH 74 et AH 75, acquises en avril 2018 par M. D.... Le 23 mai 2018, les services de l’urbanisme de la commune ont constaté que des travaux d’affouillement et de nivellement avaient été récemment exécutés sur les parcelles AH 74 et 75 pour y stationner deux caravanes et trois véhicules, en méconnaissance du plan local d’urbanisme. Entre le 14 juin et le 17 décembre 2018, M. et Mme A... ont alerté à plusieurs reprises le maire, les services de police et le préfet de la Loire des irrégularités commises par leurs voisins, notamment l’agrandissement du chalet existant sur la parcelle. Par un jugement du tribunal correctionnel de Saint-Etienne en date du 18 mai 2020, M. D... a été condamné à une amende de 1 500 euros pour des faits d’exécution de travaux non autorisés par un permis de construire et infraction aux dispositions du plan local d’urbanisme commis du 1er avril 2018 au 14 février 2019, ainsi qu’à la démolition des ouvrages illégalement construits et au rétablissement des lieux en leur état antérieur dans un délai de quatre mois à compter du prononcé du jugement. Le tribunal correctionnel l’a, par ailleurs, condamné à indemniser M. et Mme A... à hauteur de 2 000 euros en réparation de leur préjudice de jouissance. Par un arrêt du 7 février 2022, la cour d’appel de Lyon a confirmé cette condamnation. Estimant que la remise en état ordonnée par le juge pénal n’a pas été complétement achevée, M. et Mme A... ont demandé au préfet de la Loire et au maire de la commune de Saint Martin-la-Plaine qu’il soit procédé d’office aux travaux nécessaires à l’exécution des décisions rendues par la juridiction judiciaire sur le fondement de l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme. Deux décisions implicites de refus sont nées respectivement les 10 et 13 août 2022. Par la présente requête, M. et Mme A... demandent l’annulation de ces deux décisions.

Sur la recevabilité de la requête :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 480‑5 du code de l’urbanisme : « En cas de condamnation d’une personne physique ou morale pour une infraction prévue aux articles L. 480-4 et L. 610-1 , le tribunal, au vu des observations écrites ou après audition du maire ou du fonctionnaire compétent, statue même en l’absence d’avis en ce sens de ces derniers, soit sur la mise en conformité des lieux ou celle des ouvrages avec les règlements, l’autorisation ou la déclaration en tenant lieu, soit sur la démolition des ouvrages ou la réaffectation du sol en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur (…) ». Aux termes de l’article L. 480‑7 du même code : « Le tribunal impartit au bénéficiaire des travaux irréguliers ou de l’utilisation irrégulière du sol un délai pour l’exécution de l’ordre de démolition, de mise en conformité ou de réaffectation ; il peut assortir son injonction d’une astreinte de 500 € au plus par jour de retard. L’exécution provisoire de l’injonction peut être ordonnée par le tribunal. / Au cas où le délai n’est pas observé, l’astreinte prononcée, qui ne peut être révisée que dans le cas prévu au troisième alinéa du présent article, court à partir de l’expiration dudit délai jusqu’au jour où l’ordre a été complètement exécuté. / Si l’exécution n’est pas intervenue dans l’année de l’expiration du délai, le tribunal peut, sur réquisition du ministère public, relever à une ou plusieurs reprises, le montant de l’astreinte, même au-delà du maximum prévu ci-dessus. / Le tribunal peut autoriser le reversement ou dispenser du paiement d’une partie des astreintes pour tenir compte du comportement de celui à qui l’injonction a été adressée et des difficultés qu’il a rencontrées pour l’exécuter ». Enfin, selon l’article L. 480‑9 dudit code : « Si, à l’expiration du délai fixé par le jugement, la démolition, la mise en conformité ou la remise en état ordonnée n’est pas complètement achevée, le maire ou le fonctionnaire compétent peut faire procéder d’office à tous travaux nécessaires à l’exécution de la décision de justice aux frais et risques du bénéficiaire des travaux irréguliers ou de l’utilisation irrégulière du sol. / Au cas où les travaux porteraient atteinte à des droits acquis par des tiers sur les lieux ou ouvrages visés, le maire ou le fonctionnaire compétent ne pourra faire procéder aux travaux mentionnés à l’alinéa précédent qu’après décision du tribunal judiciaire qui ordonnera, le cas échéant, l’expulsion de tous occupants ». Enfin, aux termes de l’article R. 480-4 dudit code : « L’autorité administrative habilitée à exercer les attributions qui sont définies aux articles (…) L. 480-9 (alinéas 1er et 2), est le préfet ».

Il résulte de ces dispositions qu’au terme du délai fixé par la décision du juge pénal prise en application de l’article L. 480-5, il appartient au maire ou au fonctionnaire compétent, de sa propre initiative ou sur la demande d’un tiers, sous la réserve mentionnée au deuxième alinéa de l’article L. 480-9, de faire procéder d’office à tous travaux nécessaires à l’exécution de cette décision de justice, sauf si des motifs tenant à la sauvegarde de l’ordre ou de la sécurité publics justifient un refus. L’obligation à laquelle est tenue l’autorité compétente de faire procéder aux travaux nécessaires à l’exécution de la décision de justice prend effet à l’expiration du délai fixé par le juge pénal, indépendamment du prononcé éventuel d’une astreinte par le juge ou de sa liquidation par l’Etat.

Il ressort des motifs du jugement correctionnel de Saint-Etienne du 18 mai 2020 qu’à l’audience, M. D... a reconnu avoir réalisé des « travaux d’affouillement et de nivellement », « d’agrandissement du chalet » existant sur la parcelle qu’il avait acquise et « d’installation d’une fosse septique », que le tribunal l’a déclaré coupable d’exécution de travaux non autorisés par un permis de construire et infraction aux dispositions du plan local d’urbanisme commis du 1er avril 2018 au 14 février 2019 et qu’il a ordonné, à titre de peine complémentaire, « la démolition des ouvrages et le rétablissement des lieux en leur état antérieur dans un délai de quatre mois suivant le prononcé du jugement ». Par un arrêt rendu le 9 février 2022, la cour d’appel de Lyon a confirmé cette condamnation. Après avoir rappelé les propos tenus par la commune de Saint-Martin-la-Plaine à l’audience, laquelle avait affirmé que « la dalle de béton réalisée à l’occasion de l’agrandissement est toujours présente », la cour d’appel a relevé que « les pièces versées à la procédure par la défense font apparaître qu’une partie de l’agrandissement de la construction réalisée par Teddy D... demeure et que les effets des autres travaux illégalement réalisés, notamment la dalle de béton, perdurent », puis jugé qu’il convenait « en application des dispositions de l’article L. 480-5 du code de l’urbanisme, à titre de peine complémentaire, de confirmer le jugement déféré en ce qu’il a ordonné la démolition des ouvrages (agrandissement du chalet, travaux d’affouillement et de rehaussement, fosse septique) et le rétablissement des lieux en leur état antérieur dans un délai de quatre mois suivant le prononcé de la décision ».

Dans le cadre de la présente instance, le préfet de la Loire fait valoir que cette condamnation a été entièrement exécutée par M. D... avant l’introduction de la requête de M. et Mme A..., de sorte que cette dernière est dépourvue d’objet. Il indique que le terrain, qui avait été précédemment terrassé puis recouvert de gravier a été remis en terre et que le chalet qui se trouvait sur la dalle de béton a été incendié. Si le préfet reconnaît que la dalle de béton qui supportait le chalet et son extension demeure, il fait valoir que cet ouvrage a été créé par l’ancien propriétaire des parcelles AH 74 et AH 75 avant leur acquisition par M. D.... Toutefois, l’autorité de la chose jugée au pénal s’impose au juge administratif en ce qui concerne les constatations matérielles des faits que le juge pénal a retenues et qui sont le support nécessaire de sa décision. Or, ainsi qu’il a été dit, la cour d’appel de Lyon a jugé, par un arrêt devenu définitif, que M. D... avait réalisé une dalle en béton à l’occasion des travaux d’agrandissement du chalet, toujours présente à la date de son arrêt, raison pour laquelle elle a confirmé l’obligation de remise en état mise à sa charge. Ces constatations matérielles, qui sont le support nécessaire du dispositif, doivent être tenues comme établies et ne peuvent être remises en cause par les autorités administratives sans méconnaître l’autorité de la chose jugée au pénal.

Dès lors qu’il est constant que la dalle en béton réalisée à l’occasion de l’extension du chalet par M. D... n’a pas été démolie, le préfet de la Loire n’est pas fondé à soutenir que l’arrêt rendu le 9 février 2020 par la cour d’appel de Lyon a été entièrement exécuté avant l’introduction du présent recours. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre en défense ne peut être accueillie.

En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. et Mme A... sont propriétaires d’une maison d’habitation, immédiatement contiguë aux parcelles AH 74 et 75, sur laquelle ils disposent de vues. En outre, ainsi qu’il a été dit, ils ont signalé à plusieurs reprises les travaux réalisés illégalement par leurs voisins auprès des autorités municipales et préfectorales. Enfin, ils se sont constitués parties civiles devant le juge répressif, lequel a condamné M. D... à les indemniser à hauteur de 2 000 euros en réparation de leur préjudice de jouissance. Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, ils justifient d’un intérêt suffisant pour demander l’annulation des décisions en litige, qui refusent d’exécuter d’office les travaux nécessaires à la remise en état ordonnée par le juge pénal. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée du défaut d’intérêt pour agir, doit être écartée.


Sur la légalité des décisions implicitées attaquées :

Ainsi qu’il a été dit, la cour d’appel de Lyon a ordonné la démolition des ouvrages irrégulièrement réalisés, à savoir les travaux d’affouillement et de rehaussement, l’agrandissement du chalet et la fosse septique, et le rétablissement des lieux en leur état antérieur.

Il ressort des photographies versées aux débats, du procès-verbal établi par un agent de police judiciaire assermenté le 3 août 2022 et des procès-verbaux établis à la demande des requérants par deux commissaires de justice les 23 août 2022 et 19 mars 2024, que la surface du terrain litigieux, autrefois nivelée et recouverte de gravier pour permettre d’y stationner des véhicules, a été remise en terre et présente désormais des aspérités et des reliefs marqués. Si les requérants font valoir que le profil du terrain n’a pas été restauré dans son état initial et que des graviers se mélangent encore à la terre, ils ne versent aucun élément permettant de connaître avec précision la morphologie du terrain et la nature de son sol dans son état antérieur à la réalisation des travaux irréguliers. Dans ces conditions, c’est à bon droit que le maire de Saint-Martin-la-Plaine et le préfet de la Loire ont pu estimer que M. D... a, sur ce point, exécuté la remise en état ordonnée par l’arrêt de la cour d’appel de Lyon en date du 9 février 2022.

En revanche, ainsi qu’il a déjà été énoncé au point 6, la dalle en béton réalisée par M. D... à l’occasion de l’agrandissement du chalet existant perdure toujours, de sorte que la remise en état du terrain n’est pas achevée sur ce point. Ni le maire de Saint-Martin-la-Plaine, ni le préfet de la Loire ne se prévalent d’un motif tenant à la sauvegarde de l’ordre ou de la sécurité publics à même de justifier le refus qu’ils ont opposés à la demande de M. et Mme A... tendant à ce qu’ils fassent procéder d’office aux travaux de démolition de cette dalle, nécessaires à l’exécution de l’arrêt du 9 février 2022.

Enfin, si les requérants se plaignent que des déchets plastiques et métalliques jonchent la parcelle AH 75, les mesures susceptibles d’être prises pour y remédier relèvent d’une législation distincte, celle de la police des déchets. Par suite, ni le maire, ni à plus forte raison le préfet ne pouvaient ordonner, sur le fondement de l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme, l’exécution des travaux nécessaires à l’enlèvement des détritus abandonnés sur le terrain concerné.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. et Mme A... sont seulement fondés à demander l’annulation des décisions implicites nées le 10 et 13 août 2022 en tant qu’elles refusent de procéder à l’exécution d’office des travaux de démolition de la dalle en béton réalisée à l’occasion de l’agrandissement du chalet par M. D..., nécessaires à l’exécution de l’arrêt rendu par la cour d’appel de Lyon le 9 février 2022.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

Compte tenu du motif d’annulation retenu au point 10, il y a lieu d’enjoindre au préfet de la Loire, en lien avec le maire de Saint-Martin-la-Plaine de faire procéder d’office, en application des dispositions de l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme et en exécution de l’arrêt du 9 février 2022 rendu par la cour d’appel de Lyon, à la démolition de la dalle en béton réalisée à l’occasion des travaux d’extension du chalet existant sur la parcelle AH 75, aux frais et risques de M. D..., dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement. Il n’y a pas lieu de prononcer une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. et Mme A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D É C I D E :


Article 1er : Les décisions implicites nées le 10 et 13 août 2022 du préfet de la Loire et du maire de la commune de Saint-Martin-la-Plaine sont annulées en tant qu’elles refusent de procéder à l’exécution d’office des travaux de démolition de la dalle en béton réalisée à l’occasion de l’agrandissement du chalet par M. D..., nécessaires à l’exécution de l’arrêt rendu par la cour d’appel de Lyon le 9 février 2022.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire, en lien avec le maire de la commune de Saint-Martin-la-Plaine, de faire procéder d’office, en application des dispositions de l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme et en exécution de l’arrêt du 9 février 2022 rendu par la cour d’appel de Lyon, à la démolition de la dalle en béton réalisée à l’occasion des travaux d’extension du chalet existant sur la parcelle AH 75, aux frais et risques de M. D..., dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B... Do’o, à Mme E... Do’o et à la ministre du logement et de la rénovation urbaine.

Copie en sera adressée au préfet de la Loire et à la commune de Saint-Martin-la-Plaine.

Copie en sera adressée au procureur de la république près le tribunal judiciaire de Saint-Etienne en application de l’article R. 751-10 du code de justice administrative.


Délibéré après l’audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Hervé Drouet, président,
M. François-Xavier Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Océane Viotti, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024.


La rapporteure,





O. ViottiLe président,





H. Drouet

La greffière,





L. Khaled


La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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