LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2303998

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2303998

mardi 15 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2303998
TypeDécision
PublicationD
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 11 000 euros pour le préjudice subi suite au refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait une faute de l'administration, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas la réalité de son préjudice, faute d'éléments détaillés sur les inconvénients subis. En application du principe selon lequel toute illégalité fautive engage la responsabilité de l'administration, le tribunal a considéré que le préjudice n'était pas démontré. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont donc été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mai 2023, Mme A B épouse C, représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats associés, demande au tribunal :

1°) de condamner l'État à lui verser une indemnité de 11 000 euros en réparation de son préjudice né de l'illégalité fautive de la décision de refus de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros toutes taxes comprises au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'Etat a commis une faute en refusant de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour ;

- elle a un subi un trouble dans ses conditions d'existence qu'elle évalue à 500 euros par mois à compter du quatrième mois suivant le dépôt de sa demande de rendez-vous en mars 2021, soit 11 000 euros lors de l'introduction de sa requête en mai 2023.

La requête a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Richard-Rendolet, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissante tunisienne né le 1er septembre 1984, Mme B épouse C demande la condamnation de l'État à l'indemniser du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du refus du préfet du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour.

2. Mme B épouse C soutient que le préfet du Rhône a commis une faute en ne lui fixant pas de rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Elle expose avoir déposé sa demande de rendez-vous le 29 mars 2021 sur le site internet " Démarches simplifiées " et avoir relancé à de nombreuses reprises, entre 2021 et 2023, le préfet du Rhône pour obtenir ce rendez-vous.

3. En principe, toute illégalité commise par l'administration constitue une faute de nature à engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain.

4. En se bornant à exposer, en termes généraux, que le refus implicite de rendez-vous qui lui a été opposé lui a causé un trouble dans ses conditions d'existence, en ne faisant valoir aucun élément détaillé sur les inconvénients que ce refus de rendez-vous lui a causé, Mme B épouse C n'établit pas la réalité de son préjudice. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'État à raison de ce refus de rendez-vous.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation de Mme B épouse C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions de sa requête à fin de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme B épouse C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse C et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 8 avril 2025, à laquelle siégeaient :

M. Drouet, président,

M. Richard-Rendolet, premier conseiller,

Mme Viotti, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 avril 2025.

Le rapporteur,

F-X. Richard-RendoletLe président,

H. Drouet

La greffière,

C. Chareyre

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03459

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03472

08/04/2026

← Retour aux décisions