LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308473

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308473

mercredi 11 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308473
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantSELARL DOITRAND & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2023, la SNC Cogedim Grand Lyon et la SNC Urban Home, représentées par la SELARL Doitrand et Associés, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le maire de Sathonay-Camp a retiré le permis de construire modificatif qu'elles avaient tacitement obtenu ;

2°) d'enjoindre à cette autorité administrative de leur délivrer un certificat d'obtention d'un permis de construire modificatif tacite, dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Sathonay-Camp le paiement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- elles justifient d'une situation d'urgence ; en effet, en estimant qu'aucun permis modificatif ne peut être délivré en raison de l'annulation par le tribunal du permis de construire initial, par le jugement n° 2204730 du 11 mai 2023, le maire fait obstacle, d'une part, à l'exécution de ce jugement, qui en réalité procède à une annulation seulement partielle de ce permis initial, lequel peut par suite faire l'objet d'une mesure de régularisation, d'autre part, à une décision administrative, en l'occurrence la partie jugée légale de ce permis initial, dont le délai de validité s'écoule en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; en effet :

. le retrait du permis de construire modificatif est intervenu tardivement ;

. les exigences de la procédure contradictoire n'ont pas été respectées ;

. en estimant que le jugement du 11 mai 2023 a procédé à une annulation totale du permis de construire initial, le maire a entaché sa décision d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;

. le projet respecte les dispositions de l'article 2.1.1 applicable à la zone UCe4 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'habitat de la métropole de Lyon ;

. il respecte également les caractéristiques de l'environnement urbain.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête, enregistrée le 9 octobre 2023 sous le n° 2308472, par laquelle les sociétés Cogedim Grand Lyon et Urban Home demandent au tribunal d'annuler la décision dont elles demandent la suspension dans la présente requête.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président de la 2ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du 1er alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " Le premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code précise que : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Le 15 juin 2021, la SNC Cogedim Grand Lyon et la SNC Urban Home ont déposé une demande de permis de construire en vue de la construction, après démolition de plusieurs bâtiments, d'un immeuble de cinquante-sept logements. Un permis de construire tacite est né à la suite de cette demande. Par un jugement du 11 mai 2023, le tribunal administratif de Lyon, en application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, a annulé partiellement ce permis, en tant qu'il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.1 du règlement de la zone UCe4 du plan local d'urbanisme et de l'habitat de la métropole de Lyon.

3. Avant même l'intervention de ce jugement, les sociétés Cogedim Grand Lyon et Urban Home ont présenté, le 16 novembre 2022, une demande de permis modificatif. Par un arrêté du 15 septembre 2023, le maire de Sathonay-Camp, après avoir estimé que cette demande avait entraîné, le 16 juin 2023, la naissance d'une autorisation tacite au profit des sociétés pétitionnaires, a toutefois décidé de procédé au retrait de cette autorisation. Les sociétés Cogedim Grand Lyon et Urban Home demandent au juge des référés du tribunal d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cet arrêté.

4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. En ce qui concerne une décision de refus de permis de construire, il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi d'une demande de suspension, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets du refus de permis litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. À cette fin, l'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, en tenant compte, notamment, des conséquences qui seraient susceptibles de résulter, pour les divers intérêts en présence, de la délivrance d'un permis de construire provisoire à l'issue d'un réexamen de la demande ordonné par le juge des référés.

5. Pour prendre l'arrêté contesté, le maire de Sathonay-Camp s'est notamment fondé sur le motif tiré de ce qu'aucun permis modificatif ne peut être délivré, le tribunal ayant, par son jugement du 11 mai 2023, annulé le permis de construire tacite initialement accordé. Pour caractériser l'existence d'une situation d'urgence, les sociétés requérantes font valoir que, ce faisant, le maire fait obstacle, d'une part, à l'exécution de ce jugement, qui en réalité procède à une annulation seulement partielle du permis initial, lequel peut par suite faire l'objet d'une mesure de régularisation, d'autre part, à une décision administrative, en l'occurrence la partie jugée légale du permis initial, dont le délai de validité s'écoule en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.

6. Toutefois, en l'absence de tout élément particulier, tenant notamment à la situation des sociétés requérantes, ces seules circonstances ne sont pas susceptibles, par elles-mêmes, de permettre de caractériser une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés à bref délai.

7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner s'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que la requête des sociétés Cogedim Grand Lyon et Urban Home doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d'injonction et tendant au remboursement des frais non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la SNC Cogedim Grand Lyon et de la SNC Urban Home est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SNC Cogedim Grand Lyon et à la SNC Urban Home.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Sathonay-Camp.

Fait à Lyon le 11 octobre 2023.

Le juge des référés

J.-P. Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

← Retour aux décisions