mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309169 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CADOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 27 octobre 2023 et le 12 décembre 2023, M. E C, représenté par Me Cadoux, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 5 octobre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence en qualité d'ascendant à charge, ou à défaut, un titre de séjour en qualité d'étranger malade dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence ; elles ont été prises au terme d'une procédure irrégulière, faute pour la préfète de produire l'avis des médecins du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, au sein duquel ne doit pas siéger le médecin auteur du rapport médical, cet avis devant se prononcer sur l'intégralité de sa situation médicale au regard des dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- la décision de refus méconnaît les stipulations des articles 7 bis b) et 6-7 de l'accord franco-algérien et est entachée à ce titre d'erreur manifeste d'appréciation, elle méconnaît les dispositions du 5ème alinéa du titre III de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait au regard de ces stipulations ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ; il remplit l'ensemble des conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour, ce qui fait obstacle à son éloignement ; elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Delahaye, premier conseiller.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C, ressortissant algérien née le 17 juillet 1956, et entré régulièrement en France le 3 juillet 2022 sous couvert d'un visa de court séjour, a sollicité le 18 janvier 2023 la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations des articles 7 bis b) et 6-7 de l'accord franco-algérien en se prévalant respectivement de sa qualité d'ascendant à charge de ressortissant français et de son état de santé. Par les décisions attaquées du 5 octobre 2023, la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. Les décisions litigieuses du 5 octobre 2023 ont été signées par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône en date du 29 août 2023, publié le 1er septembre au recueil des actes administratifs de la préfecture, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence des décisions contestées doit être écarté.
Sur la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes des quatrième et sixième alinéas de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien susvisé : "() Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) :/ () b) À l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt-et-un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge () ". L'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence au bénéfice d'un ressortissant algérien qui fait état de sa qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins, ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour ce faire.
4. Pour refuser la délivrance à M. C d'un certificat de résidence de dix ans en qualité d'ascendant à charge de son fils, ressortissant français, la préfète du Rhône s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé n'a pas versé d'éléments probants justifiant de sa dépendance à l'égard de son fils dès lors que s'il déclare être pris en charge depuis l'année 2020 par son fils, il ne produit aucun élément probant caractérisant l'antériorité de cette prise en charge en se bornant à produire des relevés bancaires mentionnant des retraits d'argent effectués depuis le compte de son fils, qui ne prouvent pas la destination de cet argent, et un justificatif de transfert d'argent isolé vers son compte bancaire en date du 8 mars 2023. La préfète a aussi relevé que si l'intéressé déclare ne pas percevoir de revenus, il fournit une attestation de retraite précisant qu'il perçoit une pension de retraite de 51 369,97 dinars par mois, soit le double du montant actuel du salaire minimum algérien fixé actuellement à 20 000 dinars et qu'au vu des réalités économiques en Algérie, cette pension permet à l'intéressé et à son épouse d'avoir une indépendance financière et de subvenir à leurs besoins dans leur pays d'origine. La préfète a en outre estimé que l'intéressé, entré en France sous couvert d'un visa de court séjour en vue d'une " visite familiale " n'a pas fait part aux autorités consulaires de son projet d'installation sur le territoire français alors qu'il a sollicité un rendez-vous auprès de la préfecture 10 jours seulement après son arrivée en France. La préfète a enfin relevé qu'aucun élément probant ne démontre l'impossibilité pour les autres enfants du couple à leur venir en aide le cas échéant.
5. En se bornant à produire une attestation de prise en charge de son fils, les justificatifs de deux virements internationaux de 200 et 400 euros effectués respectivement le 20 septembre 2021 et le 8 mars 2022, ainsi que des relevés bancaires du compte bancaire de son fils faisant état de retraits en espèce ainsi que les avis d'imposition de ce dernier, M. C n'établit pas, par ces seuls éléments, que son fils français pourvoirait régulièrement à ses besoins, ainsi qu'à celui de son épouse, depuis plusieurs années avant leur entrée en France, alors par ailleurs, qu'il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit précédemment, que le requérant perçoit une pension de retraite de 51 369,97 dinars par mois, soit le double du montant actuel du salaire minimum algérien fixé actuellement à 20 000 dinars, dont il n'est pas démontré, par la production de quelques quittances de loyer et factures, qu'elle ne permettrait pas au couple de vivre dans des conditions décentes en Algérie. Compte tenu de de ces éléments, en estimant que M. C ne démontrait pas être à la charge de son fils français au sens des stipulations précitées du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé, la préfète du Rhône n'a pas en l'espèce fait une inexacte application de ces stipulations.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article, ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable aux ressortissants algériens : " () le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code également applicable aux ressortissants algériens : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant :a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ;b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ;c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ;d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays.Cet avis mentionne les éléments de procédure. "
7. D'une part, la préfète du Rhône verse au débat l'avis en date du 19 juin 2023 rendu par le collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, composé des docteurs Fresneau, Gerlier et Jedreski qui se sont prononcés sur la base d'un rapport médical établi le 5 juin 2023 par le docteur A qui n'a pas siégé au sein de ce collège de médecins. En outre, cet avis, qui se prononce sur l'ensemble des points prévus à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, est suffisamment motivé. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en toutes ses branches.
8. D'autre part, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
9. Pour refuser de délivrer un certificat de résidence à M. C sur le fondement des stipulations précitées, la préfète du Rhône s'est approprié l'avis rendu le 19 juin 2023 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, aux termes duquel si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et au vu des éléments de son dossier et à la date de l'avis, il peut voyager sans risque vers son pays d'origine. M. C fait valoir qu'il s'est vu diagnostiquer un cancer de la vessie peu de temps après son arrivée en France pour lequel un traitement a été immédiatement mis en place, lequel ne peut être interrompu sans risque pour son état de santé. Toutefois, en se bornant à produire deux certificats médicaux de médecins de l'hôpital Saint-Luc-Saint-Joseph des 14 juillet et 13 décembre 2022 indiquant, pour le premier, qu'il a fait l'objet d'une intervention chirurgicale le 12 juillet 2022 nécessitant une convalescence à proximité de l'hôpital jusqu'au 28 aout 2022 inclus et, pour le second, qu'il est suivi au sein du service urologie depuis le 4 juillet 2022 suite à la découverte de polypes vésicaux dans un contexte d'hématurie et qu'un contrôle régulier par fibroscopie et instillations est nécessaire, le requérant ne remet pas utilement en cause l'appréciation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que la préfète du Rhône a fait sienne, selon laquelle il peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Rhône aurait méconnu les stipulations précitées en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade.
10. En dernier lieu, aux termes des stipulations du titre III du protocole de l'Accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 : " () Les ressortissants algériens admis dans des établissements de soins français et n'ayant pas leur résidence habituelle en France peuvent se voir délivrer par l'autorité française compétente, après examen de leur situation médicale, une autorisation provisoire de séjour, renouvelable le cas échéant ".
11. En l'absence d'autre élément sur la situation médicale du requérant, lequel ne justifie pas être admis dans un établissement de soins français, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées, de l'erreur de droit et de l'erreur de fait au regard de ces mêmes stipulations, doivent être écartés pour les mêmes motifs que précédemment.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
13. En deuxième lieu, le moyen tiré du vice de procédure doit en tout état de cause être écarté pour les mêmes motifs que précédemment.
14. En troisième lieu, eu égard à ce qui a été dit précédemment, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il justifierait des conditions pour bénéficier de la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence en qualité d'étranger malade faisant obstacle à son éloignement à destination de son pays d'origine.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. "
16. Eu égard à ce qui a été dit précédemment concernant son état de santé et en l'absence d'autre élément propre à la mesure d'éloignement, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). ".
18. M. C fait valoir que deux de ses deux enfants vivent en France et que ses problèmes de santé nécessitent des soins en France. Toutefois, l'intéressé, entré récemment en France, n'établit, ni même n'allègue, être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de son existence et où résident notamment ses trois autres enfants, ni être dans l'impossibilité d'y poursuivre sa vie familiale avec son épouse, qui fait également l'objet par une décision du même jour d'un refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement, et alors qu'il n'est pas démontré, au regard de ce qui a été dit précédemment, qu'il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié à sa pathologie en Algérie. En conséquence, M. C n'est pas fondé en l'espèce à soutenir que la décision en litige aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
20. En second lieu, le moyen tiré du vice de procédure doit en tout état de cause être écarté pour les mêmes motifs que précédemment.
21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
Le rapporteur,
L. DelahayeLe président,
J. Segado
La greffière,
N. Renoud-Genty
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°2309169
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
08/04/2026
Conseil d'État — N° 513344
07/04/2026
Conseil d'État — N° 513428
07/04/2026
Conseil d'État — N° 507600
07/04/2026