mardi 25 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2311122 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | JU 1ère chambre |
| Avocat requérant | LANTERO & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2023, Mme B A demande au tribunal de condamner les Hospices civils de Lyon à lui payer une indemnité de 3 000 euros en réparation des conséquences dommageables de la perte d'une paire de boucles d'oreilles, de trois bagues, d'une chaîne et de son pendentif, survenue, selon elle, à l'occasion de la réalisation, le 12 juin 2023, d'un scanner lombaire à l'Hôpital Édouard Herriot des Hospices civils de Lyon.
Elle soutient que :
- les Hospices civils de Lyon sont responsables de la perte de ses bijoux ;
- elle a droit à une somme de 3 000 euros correspondant à la valeur totale des bijoux perdus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2024, les Hospices civils de Lyon, représentés par la SELAS Seban Auvergne, avocat, concluent au rejet de la requête.
Ils font valoir que les moyens présentés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Drouet, président de la 1ère chambre, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Drouet, président,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- et les observations de Me Bardy-Paluault, avocate (SELAS Seban Auvergne), pour les Hospices civils de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A demande la condamnation des Hospices civils de Lyon à l'indemniser des conséquences dommageables de la perte d'une paire de boucles d'oreilles, de trois bagues, d'une chaîne et de son pendentif, survenue, selon elle, à l'occasion de la réalisation, le 12 juin 2023, d'un scanner lombaire à l'Hôpital Édouard Herriot des Hospices civils de Lyon. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que l'intéressée aurait été en possession de ces bijoux à son admission à l'Hôpital Édouard Herriot. Par suite, la requérante n'établissant pas que la perte alléguée s'est produite au sein cet établissement public de santé, elle n'est pas fondée à rechercher la responsabilité pour faute des Hospices civils de Lyon à raison de cette perte.
2. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et aux Hospices civils de Lyon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.
Le magistrat désigné,
H. DrouetLa greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501812
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A... contestant plusieurs retraits de points sur son permis de conduire, dont une décision « 48 SI » constatant un solde nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision « 48 SI », le solde de points étant redevenu positif, et a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à une infraction de 2014, les points ayant été restitués avant l’introduction du recours. Sur le surplus, le tribunal a rappelé que la notification des retraits de points n’affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision « 48 SI » peut valablement récapituler les retraits antérieurs. La solution s’appuie sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.
18/12/2025
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502222
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a examiné la requête de M. B... contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions routières commises entre 2022 et 2024, ainsi que la décision « 48 SI » constatant la perte de validité de son permis. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu les informations préalables obligatoires prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté le moyen pour l'infraction du 24 octobre 2022, estimant que l'administration n'avait pas prouvé la délivrance des informations, mais que cette omission était sans conséquence car M. B... avait déjà été destinataire de ces informations lors d'une infraction antérieure suffisamment récente (30 juin 2021). La solution retenue est le rejet des conclusions de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu le moyen unique soulevé.
18/12/2025
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503912
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C..., qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. Le tribunal a rappelé que, selon l'arrêté du 12 janvier 2012, le délai d'un an pour demander cet échange court à compter de la délivrance du premier titre de séjour autre qu'étudiant. En l'espèce, M. A... C... ayant obtenu un certificat de résidence « scientifique » le 3 juillet 2023, sa demande du 4 novembre 2024 était tardive, et les circonstances de bonne foi ou d'atteinte à sa vie personnelle invoquées n'ont pas été retenues comme fondées.
18/12/2025