vendredi 19 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400376 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 janvier 2024, M. C E, représenté par Me Zouine, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 13 janvier 2024 par lequel le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- il fait l'objet d'un suivi médical en France et la rupture de ce suivi médical lui est préjudiciable ;
- En ce qui concerne le refus de départ volontaire :
- il méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il justifie d'un hébergement et l'interruption du suivi médical dont il bénéficie lui sera préjudiciable ;
- En ce qui concerne l'interdiction de retour d'une durée d'un an :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'inscription dans le système d'information Schengen entraîne l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour et constitue une mesure d'expulsion automatique de tout l'espace Schengen ;
- il dispose de garanties de représentation et l'interruption du suivi médical dont il bénéficie lui sera préjudiciable ;
- elle est manifestement disproportionnée au regard de sa durée de présence en France et de ses attaches familiales.
Le préfet de la Savoie a produit des pièces, le 16 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bardad en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;
- les observations de Me Zouine, substituant MeZouine, avocat de M. E, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et précise que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen au regard de l'état de santé du requérant, M. E justifie de circonstances particulières, l'interdiction de retour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation familiale et de son état de santé ;
- les observations de M. E, assisté par M. B interprète en langue arabe, qui se prévaut de son état de santé ;
- les observations de Me Renaud-Akni, substituant Me Tomasi, avocat du préfet de la Savoie ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E, ressortissant algérien né le 28 juillet 1993, serait entré en France, en 2019, selon ses déclarations. Par une décision du 13 janvier 2024, notifiée le même jour, le préfet de la Savoie a obligé M. E à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du 13 janvier 2024, notifié le même jour, le préfet l'a placé en rétention administrative. M. E demande l'annulation de la décision du 13 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'une durée d'un an.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, les décisions du 13 janvier 2024 ont été signées par Mme Laurence Tur, secrétaire générale, sous-préfète de permanence, qui disposait d'une délégation de signature consentie à cet effet par un arrêté du 3 juillet 2023, publié le 4 juillet 2023 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées notamment le 1° de l'article L. 611-1, l'article L. 612-2, le 1° et le 8° de l'article L. 612-3 et les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elles mentionnent les éléments relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant. Dans ces conditions, les décisions attaquées sont suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes des décisions contestées que le préfet de la Savoie n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. E. Il ne ressort pas, en particulier, de l'audition de M. E, le 13 janvier 2024, par les services de police, que l'intéressé aurait fait part d'éléments relatifs à son état de santé permettant d'établir qu'il présentait un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne pouvaient faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, d'une part, aux termes de aux termes des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; () ".
8. Dans sa requête, M. E soutient qu'il est arrivé en France en 2021, afin de rejoindre des membres de sa famille résidant en France et s'installer sur le territoire national. Il fait valoir qu'il souffre de la main à la suite d'un accident de moto survenu il y a trois ans, qu'il bénéficie d'un suivi médical au sein du centre hospitalier métropole Savoie, qu'une nouvelle opération est prévue et qu'il a rendez-vous à ce propos, le 5 février 2024 et qu'il est également suivi au Médipôle Hôpital Mutualiste de Villeurbanne, avec un rendez-vous fixé, le 16 janvier 2024. En l'espèce, le requérant produit notamment une copie d'un rendez-vous, non nominatif, prévu le 5 février 2024 à 11 heures, avec Mme A D, assistance sociale auprès du centre hospitalier Métropole Savoie, une copie d'ordonnance du 26 novembre 2021, un document, non nominatif, mentionnant une consultation le 12 janvier 2021, à 16 heures 15, dans le service des maladies infectieuses, médecine interne, unité médico-sociale, du centre hospitalier Métropole Savoie, un courriel, non nominatif, non daté, du Médipôle Hôpital Mutualiste, mentionnant notamment " Le RDV médical est donc reporté au 16/01/2024, à 8 h 30 ", un document non daté indiquant " Nous voudrions prendre un premier RDV pour () M. E C né le 28/07/1993 : suspicion d'ancienne fracture main droite avec séquelles pour la mobilisation de la main ". Toutefois, aucun de ces documents ne permet d'établir qu'à la date de la décision en litige, une intervention chirurgicale était programmée, que le défaut de réalisation de cette intervention chirurgicale était susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni, en tout état de cause, qu'une telle intervention n'aurait pu être effectuée en Algérie. Par ailleurs, le requérant ne justifie d'aucune intégration sur le territoire national. Il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Algérie où réside ses parents, son frère et sa sœur. Il a été signalé, par les services de police de Chambéry, le 1er janvier 2022, pour des faits de vol aggravé par deux circonstances sans violence. M. E prétend avoir perdu son passeport en mer et ne disposer que d'une copie. Or, il est inconnu des fichiers de police espagnols sous l'identité figurant sur la photo de son passeport. Il a également déclaré, lors de son audition du 13 janvier 2024, avoir effectué deux ans de prison en Suisse alors qu'il est inconnu en Suisse sous l'identité figurant sur la photo de son passeport. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni d'erreur de droit au regard des dispositions citées au point 6 que le préfet de la Savoie a pu prononcer une mesure d'éloignement à l'encontre de M. E. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté.
En ce qui concerne le refus d'octroyer un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
10. Le préfet de la Savoie a considéré que M. E ne justifiait d'aucune circonstance particulière. Il a estimé qu'il existait un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français dès lors d'une part, que l'intéressé qui ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire français n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et d'autre part, qu'il ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes.
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que le requérant déclare être à la fois hébergé à Lyon par son oncle, sans connaître l'adresse de celui-ci, et pris en charge par l'accueil de jour à Chambéry. En outre, il n'établit pas disposer de moyens d'existence. Par ailleurs, il ne démontre pas qu'il ne pourrait pas faire l'objet d'une prise en charge médicale adaptée à son état de santé dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la situation de M. E relevait du champ d'application du 3° de l'article L. 612-2 et du 1° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un tel délai procèderait d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
13. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour prononcer à l'encontre de M. E, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet de la Savoie s'est fondé notamment sur la durée du séjour du requérant et l'absence d'insertion sociale ou professionnelle particulière. L'autorité administrative a également relevé qu'il avait été signalé, par les services de police de Chambéry, le 1er janvier 2022, pour des faits de vol aggravé par deux circonstances sans violence.
14. En l'espèce, M. E s'est vu refuser un délai de départ volontaire et ne justifie d'aucune circonstance humanitaire au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'il se prévaut de son état de santé, il n'établit pas que le défaut de soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni, en tout état de cause, qu'il ne pourrait faire l'objet d'une prise en charge médicale adaptée à son état de santé dans son pays d'origine. Dans ces conditions, il se trouve dans la situation prévue par ces dispositions selon lesquelles le préfet doit prononcer une interdiction de retour. Par ailleurs, il ne ressort pas du dossier qu'en fixant à un an la durée de cette interdiction, le préfet de la Savoie aurait pris une mesure disproportionnée notamment au regard de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 11, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté à supposer que M. E ait entendu le soulever à l'encontre de la décision attaquée. L'interdiction de retour n'est pas davantage entachée d'erreur dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle y compris de son état de santé.
16. En dernier lieu, si le requérant soutient que l'interdiction de retour en litige produit des effets sur un éventuel droit au séjour dans un autre État membre de l'espace Schengen en ce que cette décision, qui emporte une inscription dans le système d'information Schengen et l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour, constitue une mesure d'expulsion automatique dans tout l'espace Schengen, une telle assertion relève d'une conséquence de l'interdiction de retour en litige, mais demeure sans incidence quant à la légalité de cette mesure.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et au préfet de la Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2024.
La magistrate désignée,
N. BARDAD
La greffière,
F. GAILLARD
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604297
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 février 2026, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence de réel examen de la situation personnelle et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la CEDH. Les décisions ont été prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
07/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603734
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604300
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604550
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.
03/04/2026