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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2400417

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2400417

mardi 1 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2400417
TypeDécision
PublicationD
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour contester le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé l'autorisation sollicitée le 5 mars 2025. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, devenues sans objet. Il a également condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Denizot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 novembre 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité lui a refusé la délivrance d'une autorisation préalable d'accès à une formation professionnelle aux métiers de la sécurité privée ;

2°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve du non bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la décision contestée est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-22 et L. 612-20, 4° du code de la sécurité intérieure.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 mars 2025, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient que, par une décision en date du 5 mars 2025, il a délivré l'autorisation préalable sollicitée.

Par un mémoire enregistré le 7 mars 2025, M. A, représenté par Me Denizot, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et maintient ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve du non bénéfice de l'aide juridictionnelle, distraction faite au bénéfice de Me Denizot sur sa seule affirmation de droit.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 mars 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la décision n° 2021-817 DC du Conseil constitutionnel du 20 mai 2021 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Segado, président-rapporteur ;

- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique ;

Considérant ce qui suit :

1. M. A a sollicité, le 9 octobre 2023, la délivrance de l'autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Par une décision du 16 novembre 2023, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande. M. A demande l'annulation de cette décision.

2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par décision du 27 mars 2025, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions.

3. Par une décision en date du 6 mars 2025, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a délivré à M. A l'autorisation préalable d'accès à une formation sollicitée par ce dernier. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

4. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Denizot, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité le versement à Me Denizot de la somme de 1 500 euros.

DÉCIDE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A.

Article 3 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera à Me Denizot, avocat de M. A, une somme de 1 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Denizot renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A, au Conseil national des activités privées de sécurité et à Me Denizot.

Délibéré après l'audience du 18 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

Mme Bardad, première conseillère,

Mme Boulay, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er avril 2025.

Le président-rapporteur,

J. SegadoL'assesseure la plus ancienne,

N. Bardad

La greffière,

E. Seytre

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

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