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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2408367

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2408367

jeudi 20 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2408367
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 août 2024, Mme B E, représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier avocats associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, en toute hypothèse, de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'auteur des décisions attaquées ne justifie pas de sa compétence ;

- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle n'a pas pris en considération ses problèmes de santé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction est intervenue trois jours francs avant l'audience, conformément aux dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.

Par une décision du 18 octobre 2024, Mme E a été admise à l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E, ressortissante serbe née le 21 septembre 1988, est entrée sur le territoire français le 14 juin 2016 selon ses déclarations. Le 31 mai 2024, elle a sollicité la délivrance d'un premier titre de séjour. Par arrêté du 12 juillet 2024 dont elle demande l'annulation, la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de six mois.

2. En premier lieu, les décisions attaquées sont signées par Mme A C, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation de signature à cet effet par un arrêté de la préfète du Rhône en date du 15 mai 2024, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Et selon les termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

4. Mme E fait valoir qu'elle réside en France depuis plus de huit ans, que ses deux enfants sont scolarisés en France depuis l'année scolaire 2016-2017, que sa présence est nécessaire auprès de sa mère qui réside en France et qu'elle travaille en qualité d'employée de maison dans un secteur en tension. Toutefois, après que sa demande d'asile ait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 14 février 2019, la requérante, a fait l'objet, le 13 mai 2019, d'une mesure l'obligeant à quitter le territoire français. Si l'intéressée verse aux débats la carte pluriannuelle de séjour de sa sœur, valable jusqu'au 23 avril 2025, ainsi que l'autorisation provisoire de séjour délivrée à son frère, valable jusqu'au 5 septembre 2024, elle n'établit pas que sa mère, qui a besoin d'elle pour accomplir les actes de la vie quotidienne et l'accompagner à ses rendez-vous médicaux, réside régulièrement en France. Au demeurant, ses deux parents ont fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français le 22 janvier 2020. Par ailleurs, ses bulletins de paie en qualité d'agent d'entretien entre janvier 2023 et juin 2024 ne suffisent pas à établir l'existence de perspectives particulières d'insertion professionnelle sur le territoire français. En outre, sa participation, notamment depuis le mois de janvier 2024, aux cours de français dispensés par la Croix-Rouge française ne suffit pas à démontrer une insertion sociale significative sur le territoire national, alors qu'elle a par ailleurs été condamnée le 30 décembre 2019 par le tribunal de grande instance de Saint-Etienne à une amende de 300 euros pour voyage habituel dans un moyen de transport public de personnes payant sans titre de transport valable. Enfin, célibataire et mère de deux enfants mineurs, elle ne fait état d'aucune circonstance de nature à faire obstacle à la reconstitution de la cellule familiale en Serbie, pays dont elle a la nationalité, où elle a vécu l'essentiel de son existence et où ses enfants mineurs sont nés en 2011 et 2013 et pourront poursuivre leur scolarité. Dans ces circonstances, eu égard aux conditions de son séjour en France, la préfète du Rhône n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme E en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

6. Si la requérante soutient que la décision contestée méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs, qui sont scolarisés en France depuis huit ans, la décision portant refus de titre de séjour n'a ni pour objet, ni pour effet, de la séparer de ces derniers, dès lors qu'il ne ressort d'aucune pièce du dossier, ainsi que cela a été exposé au point 4, que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer hors de France, en Serbie, ni que ses enfants ne pourraient y poursuivre leur scolarité. Par suite, la préfète du Rhône, qui n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".

8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, et alors que la plainte déposée le 14 février 2020 par la fille de Mme E pour agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans ne constitue pas en soi une circonstance humanitaire, la préfète du Rhône n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en refusant d'admettre exceptionnellement au séjour Mme E. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas davantage commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'emporte la décision portant refus de titre de séjour sur la situation personnelle de la requérante.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : / 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative ; () ".

10. Le fait que Mme E a fait l'objet, le 13 mai 2019, d'une obligation de quitter le territoire français à laquelle elle n'a pas déféré n'a été relevé qu'à titre surabondant par la préfète du Rhône, qui a estimé que l'intéressée ne remplissait pas les conditions permettant la délivrance d'un titre de séjour. L'illégalité alléguée de ce motif est par suite sans incidence sur la légalité du refus de titre de séjour.

11. En sixième lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

12. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

13. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

14. En neuvième lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de ces décisions et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire ne peut être accueilli.

15. En dixième lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de ces décisions et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.

16. En onzième lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas susceptible de prospérer.

17. En douzième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dirigé contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, ne peut qu'être écarté.

18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

19. Il ressort des termes de la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de six mois que la préfète du Rhône a pris en compte la durée de la présence de Mme E sur le territoire national, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et la circonstance qu'elle a déjà fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français, le 13 mai 2019. Elle a ainsi relevé que l'intéressée ne justifie pas en France d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense, ni de ses moyens d'existence, ni d'un logement autonome et qu'elle ne peut se prévaloir de son intégration au sein de la société française. Elle n'a pas relevé l'existence d'une menace pour l'ordre public lors de son examen. Par ailleurs, si la requérante fait valoir que la préfète n'a pas pris en considération ses problèmes de santé, elle n'assortit pas cette argumentation de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé alors qu'aucune pièce du dossier ne permet d'établir l'existence de tels problèmes. Dans ces conditions, la préfète n'a pas, en décidant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, commis d'erreur de fait, ni d'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-8 et L. 612-10 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E et à la préfète du Rhône.

Copie en sera adressée à la SELARL BS2A Bescou et Sabatier avocats associés.

Délibéré après l'audience du 27 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Marine Flechet, première conseillère,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2025.

La rapporteure,

F.-M. D

Le président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

C. Amouny

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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